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 Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]

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April K. Hawthorne

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MessageSujet: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Sam 4 Fév - 16:12


Qui a raté ses adieux ne peut attendre
grand-chose de ses retrouvailles.


Cela faisait un mois qu’April était revenue à Brooklyn. Son père semblait heureux d’avoir enfin retrouvé l’amour. Son petit ami était également ravi de découvrir la ville dans laquelle il allait vivre pendant quelques temps. Elle, était plus mitigée. Même si elle refusait de se l’avouer, chaque endroit lui rappelait des souvenirs partagés avec Emeryck. Elle faisait tout pour le cacher au monde entier mais, pourtant, Julian avait fini par comprendre ce qui lui arrivait. Comme d’habitude, il s’était montré extrêmement compréhensif. Elle avait eu beaucoup de chance de croiser son chemin. Son sourire et sa gentillesse l’aidait à avancer. Intérieurement, la jeune femme s’en voulait. Elle se sentait coupable. Elle pensait avoir définitivement tourné la page sur cette histoire. Elle pensait avoir refermé sa blessure. Toutefois, elle devait être forcée d’admettre que ce n’était pas le cas. Malgré tout, elle pensait encore de temps en temps à lui. Et, cela s’était aggravé depuis qu’elle était revenue dans cette ville. Durant le mois qui s’était écoulé, elle ne l’avait pas revu. Elle en était même venue à penser qu’il avait peut-être déménagé. Qui sait peut-être même avait-il retrouvé l’amour, comme elle ? A cette idée, elle eut un pincement au cœur. De drôles d’idées avaient commencé à envahir son esprit. Curieuse, elle se demandait à quoi pouvait bien ressembler cette femme. Était-elle mieux qu’elle ? Était-il heureux ? L’avait-il trompée elle aussi ? Inévitablement, son infidélité refaisait surface lorsqu’elle pensait à lui. Bêtement, elle avait cru qu’il était différent des autres hommes. Inutile de dire qu’elle était tombée de haut lorsqu’elle avait entendu cette nouvelle de sa bouche. Et, pourtant, elle ne considérait pas son mariage comme une erreur. Elle avait été réellement heureuse durant toutes ses années. Même si leur union avait très mal fini, si c’était à refaire, elle l’aurait probablement refait sans hésiter. Elle sourit. Pourquoi avait-il fallu que leur enfant meurt ? Ce jour là, elle avait absolument tout perdu. Sa vie avait volé en éclats. De temps en temps, elle s’imaginait ce qu’aurait été leur vie si leur enfant n’était pas mort. Ils seraient probablement toujours ensemble à l’heure actuelle. Il ne se serait jamais mis à boire et ne l’aurait jamais trompée. Elle en était persuadée. Elle secoua vivement la tête. Inutile d’y penser. Elle devait vivre dans le présent. Elle posa sa tête sur le fauteuil dans lequel elle était assise. « Ça va ? » Elle fut presque surprise de ne pas entendre la voix d’Emeryck. Souriante, elle se tourna vers Julian qui était au volant de la voiture. « Oui. J’étais encore perdue dans mes pensées » Amoureusement, elle lui prit la main. Lui, était différent. Il l’apaisait. De plus, ce qui lui était arrivé ne se reproduirait plus jamais étant donné qu’elle ne voulait ni se marier ni avoir d’enfants. Elle voulait juste profiter de la vie avec lui. « Dis moi, on est bientôt arrivé ? » Envolé Emeryck. Il n’y avait plus que Julian qui comptait.

Quelques minutes plus tard, la voiture fut garée devant un bar qu’elle ne connaissait pas. Apparemment, il avait ouvert pendant qu’elle était partie. Ce n’était pas plus mal. Elle recherchait avidement des lieux qui ne lui rappelaient pas constamment Emeryck. Souriante, elle se tourna vers son petit ami qu’elle embrassa. Elle savait que ce n’était certainement pas une coïncidence. Il avait dû consacrer quelques minutes de sa journée à chercher un nouvel endroit ce qui touchait énormément la demoiselle. « Tu es un ange » Avec entrain, elle lui prit la main tandis qu’ils passaient ensemble la porte vitrée. L’endroit était plutôt accueillant. Excellent choix. Ils allèrent s’installer à une table et commandèrent une boisson. Comme d’habitude, ils se mirent à parler de tout et de rien. Ils avaient énormément de points communs et la conversation n’était jamais difficile. Alors qu’elle était entrain de rire à une des blagues de son petit ami, elle s’arrêta net. Son sang se glaça. Elle se figea. Elle l’aurait reconnu entre mille. Emeryck. Elle avait déjà eu l’impression de le voir plusieurs fois tandis qu’elle marchait dans la rue mais, cette fois, elle en était sûre. Elle déglutit avec difficulté. Est-ce qu’il l’avait vue accompagnée ? Etrangement, c’était la première question qui lui était venue à l’esprit. Elle s’était toujours demandée ce qu’elle ferait lorsqu’elle le reverrait. Elle avait sa réponse. Elle était partagée entre l’envie d’aller lui parler et l’envie de l’ignorer. Après tout, il lui avait fait tellement de mal qu’elle ne lui devait absolument rien. Pourtant, le voir accoudé au bar, un verre à la main, lui rappela de douloureux souvenirs. Est-ce qu’il avait toujours un problème avec l’alcool ? « Vas lui parler » Elle sortit de ses pensées. « Quoi ? » « Je ne suis pas idiot, vas y » Elle lui sourit. Sans qu’elle ne lui dise rien, il arrivait à la comprendre. Après tout, il avait raison. Si elle voulait tirer un trait définitif sur cette histoire et arrêter de penser à lui, elle devait aller lui parler. Elle se leva. Tremblante, elle marcha vers lui. Elle ne savait pas ce qu’elle pourrait bien lui dire après trois ans. Arrivée à sa hauteur, les mots vinrent tout seul. « Je me demande comment ça se fait qu’on ne se croise que maintenant. Mais, tout s’explique, c’est la première fois que je met le pied dans un bar » Elle avait besoin d’émettre une critique sur sa vie. De lui sortir une pique. Pourtant, son ton n’avait rien de méchant. Elle était incapable d’être blessante par plaisir. Doucement, il se tourna vers elle. « Et oui, c’est moi. April, tu te souviens ? » Elle rit nerveusement en croisant son regard. Toutefois, le nombre de cadavre de bières et autres alcools présents sur le comptoir la stoppa net. Elle ne s’attendait sûrement pas à le trouver dans cet état.

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Dernière édition par April K. Hawthorne le Dim 19 Fév - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Sam 4 Fév - 19:29


Trois ans. Trois ans qu’il tentait de tourner la page. Trois ans que ça vie n’était plus qu’une suite d’événements sans réellement d’importance. Il n’était plus le même. Le garçon doux et tendre était loin derrière. Il n’était pas horrible, mais seulement incapable de s’ouvrir à nouveau. Il avait perdu ses rêves, celle qu’il aimait, son fils et il ne lui restait plus rien. Emeryck s’en voulait. Il aurait voulu être mort à la place de son fils, mais ce n’était pas le cas. Il était mort de l’intérieur. Juste une enveloppe charnelle sans vie. C’est ce qu’il était. En quelques mois, il avait perdu celle qu’il aimait le plus au monde. Trop mal pour se rendre compte à quel point elle avait besoin de lui, à quel point elle souffrait tout autant que lui. Égoïste. Carrément. C’est ce qu’il avait été et plus le temps passait, plus il se perdait et il la perdait elle. Il se rendait compte qu’il n’était plus là pour elle. Il avait tout faire foirer. Emeryck le savait. C’était entièrement de sa faute. C’est pour cette raison qu’il était simplement incapable de s’en sortir. Il ne pouvait pas. Il était pris au piège dans un gouffre sans fond, sans possibilité de retour en arrière.

L’alcool était devenu ce qu’il avait de plus précieux. Les soirées où il était saoul devenaient de plus en plus fréquentes et il ne pouvait pas s’empêcher de boire. Il se doutait pertinemment que s’il n’avait pas été aussi saoul, il n’aurait jamais trompé April. Il avait perdu le contrôle et il n’avait jamais voulu lui faire cela. L’anglais ne lui avait pas menti, il lui avait dit et avait préféré qu’elle le déteste et qu’elle passe sa vie avec un pauvre con comme lui. Emeryck avait perdu l’estime de lui, il était mort. Ce soir, ce n’était pas un soir différent des autres. Sa vie se résumait à écrire et prendre un verre. Un verre qui devenait plusieurs verres et qui se finissait souvent dans le lit d’une femme ou complètement ivre incapable de faire le moindre geste. C’était simplement le chaos. C’était une suite de rien du tout. Impossible de dire pourquoi il agissait comme ça, mais il ne voyait plus de raison de s’en sortir. Assis au bar, il avait commencé à prendre une bière et une autre. Elle coulait à flot. Il ne se préoccupait pas vraiment. Il buvait. Il oubliait. Il tentait d’oublier que sa vie était vide de sens.

Le son d’une voix, d’un rire venait lui arracher des frissons. Ses sens engourdis se mettaient quelque peu en éveil. Il aurait pu la reconnaître entre mille. Ses yeux se tournaient pour se poser sur celle qui avait été sa femme pendant tant d’années. Celle qu’il avait brisée. Son souffle se coupait. Il sentait son cœur qui cessait de battre. Il se sentait mal. Elle était avec un autre. Elle semblait heureuse et il ne voulait pas intervenir dans cette nouvelle vie qu’elle semblait s’être construite. Emeryck était jaloux. C’était en lui. Ça faisait vibrer sa peau sans qu’il ne le veuille, mais il ne pouvait pas en vouloir à la jeune femme. Elle avait tous les droits de refaire sa vie. Partir était surement la meilleure option. S’éclipser avant qu’elle ne le remarque. Partir avant qu’elle ne vienne le voir. Sa bière se posait entre ses doigts, il buvait le reste d’un cou. Il allait se lever pour partir, mais c’était déjà trop tard. Le son de sa voix venait se percuter contre son esprit embrumé par l’alcool. Il sentait qu’il allait perdre pied. Tomber. Il se reposait correctement dans son siège avant de tourner le regard vers elle. Reproche dans sa voix, mais douceur qu’il avait toujours aimée en elle. L’anglais aurait tellement voulu qu’elle le déteste de tout son être et qu’elle ne ressente même pas l’envie de lui parler. Ce n’était pourtant pas le cas. Elle était là devant lui. Il ne l’avait pas vu depuis trois ans et son accent le faisait toujours autant craqué. Il avait envie de l’embrasser, la prendre dans ses bras et lui dire qu’il avait agi comme le pire des cons, mais il ne bougeait pas. Son regard se portait dans celui de son ex-femme. Un soupir passait ses lèvres. Il n’était pas dans le meilleur de son état, il ne l’était pas depuis trop longtemps. La meilleure chose à faire était surement d’être horrible avec elle, ce qui n’était en aucun cas lui. Il était plutôt du genre romantique et tendre, loin d’être aussi méchant. « - Laisse-moi penser un peu.» Son ton était sarcastique. Comme s’il ne se souvenait pas d’elle. Il trouvait cette question complètement stupide. « -Ton visage me dit quelque chose.» Il prenait une gorgée d’un nouveau verre qu’on venait de poser devant lui. « -Ne me pose pas une question aussi stupide tu veux April.» Un autre soupir prenait place entre ses lèvres alors qu’il prenait une nouvelle gorgée de son verre. « -Alors. T’es heureuse avec ton copain? J’espère qu’il est gentil avec toi.» C’était facile de comprendre qu’il était jaloux. Que ça le dérangeait. À bien observer, elle pouvait se rendre compte qu’il avait encore sa bague de mariage à son doigt. C’était un signe. Il était simplement incapable de la retirer, incapable de l’oublier parce qu’il l’aimait encore. Malgré cette indifférence feinte, ce signe ne pouvait pas réellement mentir.


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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Sam 4 Fév - 20:27

Trois ans qu’ils ne s’étaient plus revus et, pourtant, à le voir comme ça, elle avait l’impression que cela ne faisait qu’un jour. Il n’avait pas changé. Il passait apparemment toujours autant de temps à enfiler les verres d’alcool dans des bars. Il avait toujours le même air brisé ancré sur son visage. Et, alors qu’il aurait été légitime qu’elle le déteste, le voir bloqué dans la même situation lui brisa le cœur. Elle n’aurait jamais cru qu’il puisse continuer à souffrir autant. Avec le temps, la douleur est censée s’atténuer. Pas pour lui apparemment. L’espace d’un instant, elle se sentit presque honteuse d’avoir retrouvé le bonheur. Honteuse de ne plus penser à leur enfant mort aussi souvent qu’avant. Mais, bien vite, son ton froid se fit entendre. « Ne pose pas une question aussi stupide ». Le même ton dur qu’il avait adopté lorsqu’il lui avait avoué son infidélité. Pendant un court moment, cette horrible scène lui repassa devant les yeux. Elle se sentait idiote d’être venue lui parler. Elle avait envie de tourner les talons. De le laisser cuver sa bière en paix. Pourtant, elle ne bougea pas. Quelque chose la retenait. Une force magnétique la poussait à rester à côté de lui. Cela avait toujours été comme ça entre eux. Elle vit d’un mauvais œil un nouveau verre de bière se porter à ses lèvres mais elle resta silencieuse. Elle n’avait plus aucun droit sur lui. Ce n’était pas son rôle d’essayer de le remettre sur le droit chemin. S’il voulait détruire sa vie, elle ne pourrait pas l’en empêcher. L’alcool l’avait rendu mauvais. Il avait fait naître en lui une méchanceté dont il aurait été incapable auparavant. Elle aurait voulu lui arracher sa bouteille et la jeter sur le sol pour qu’il redevienne comme avant mais cela n’aurait servi à rien. Les choses avaient changés. Le temps avait passé. Même s’il s’arrêtait de boire, cela ne changerait absolument rien. Leur histoire était bel et bien terminée. Elle s’accouda contre le bar mais resta debout. Elle voulait garder un contact visuel avec son petit ami. Cela la rassurait. Soudain, il lui posa une question. Une question légitime qui la prit de court. Au son de sa voix, elle entendit qu’il lui restait une part d’humanité. Elle avait cru discerner de la jalousie. Cependant, elle ne s’y attarda pas. Elle préféra ignorer ce qu’elle avait imaginé percevoir. Elle réfléchit quelques secondes avant de répondre. « Oui, je suis heureuse avec lui » dit-elle d’une voix sincère. Elle aurait voulu rajouter quelque chose. N’importe quoi qui aurait pu lui laisser penser qu’elle ne l’avait pas totalement oublié mais elle s’abstint. Cela aurait été malhonnête. A la fois par rapport à son petit ami qui était irréprochable avec elle mais également par rapport à Emeryck. Elle ne voulait pas faire naître en lui le moindre espoir. Contrairement à lui, elle était fidèle. Elle ne quitterait pas son petit ami parce qu’elle avait l’infime espoir qu’ils se remettent ensemble. Jamais. Elle s’était engagée. Elle avait pris une décision et l’assumait entièrement.

Elle était mal à l’aise. En sa présence, elle sentait des battements de cœur plus fort que d’ordinaire mais se devait de les ignorer. Après tout, ils s’étaient aimés durant des années et rien ni personne ne pourrait leur enlever. Elle ressentirait probablement toujours un petit quelque chose pour lui mais ces sentiments ne devaient pas aller plus loin que de simples battements de cœur. Elle respira profondément. Discrètement, elle jeta un œil à Julian qui lui souriait. Il était adorable. Son sourire contribua à rendre son rythme cardiaque normal. Reportant son attention sur Emeryck, elle réalisa qu’elle ne voulait pas que leur conversation s’arrête comme ça. Ils avaient vécu trop de choses pour simplement avoir trois mots à s’échanger. « Et toi, tu as retrouvé quelqu’un capable de te supporter ? » Elle essaya de prononcer cette phrase d’une voix indifférente mais sa curiosité transparaissait. Etant donné que ses jambes étaient en coton, elle décida de s’asseoir à côté de lui. C’est à ce moment là qu’elle aperçut sa bague de mariage toujours placée autour de son doigt. Sa gorge se serra. Elle ferma les yeux et détourna le regard. Elle aurait préféré le voir entrain d’embrasser une autre femme. Cela aurait sans doute été moins dur. Il venait de faire renaître un sentiment étrange en elle. Lorsqu’il l’avait trompée, elle s’était persuadée qu’il avait définitivement changé. Qu’il était irrécupérable. Mais, le voir la bague encore au doigt lui faisait penser le contraire. Il était récupérable. Et si elle avait jeté l’éponge trop vite ? Elle chassa cette idée de son esprit. Elle était entrain de se torturer. Cependant, un espoir venait bel et bien de renaître en elle. Alors qu’elle s’était jurée de se taire, elle ne put s’empêcher d’émettre son opinion lorsqu’une fois de plus, il commanda une bière. « Tu devrais stopper un peu sur la boisson. C’est pas ça qui va t’aider. Au contraire » Elle avait envie de le secouer pour qu’il réalise qu’il fichait sa vie en l’air mais, au lieu de ça, approcha doucement sa main de la bouteille qu’il tenait dans les mains. « Je sais que c’est dur. Et, mon avis est sans doute la dernière chose qui t’intéresse mais je m’inquiète pour toi » C’était plus fort qu’elle. Il lui en avait fait baver mais elle était toujours là à s’inquiéter pour lui. Elle aurait dû le détester, être contente de ce qui lui arrive mais ce n’était pas son genre. Trop douce, trop naïve, elle était incapable d’en vouloir à quelqu’un qui souffrait à ce point. Pour l’oublier totalement, elle avait besoin de le détester. Et, pour ça, il devait arrêter l’alcool. Tout le monde serait gagnant. « Donne la moi. Je te la rendrais dès que je serais partie si tu veux mais, au moins, tu auras fait une petite pause. Qu'est-ce que tu en dis ? » Elle tenta un sourire tout en gardant sa main tendue vers la bouteille avec espoir. Auparavant, elle aurait réussi à le convaincre en agissant comme cela mais, maintenant, rien n’était moins sûr.

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Sam 4 Fév - 22:01


Ce soir, il s’attendait à tout sauf la voir ici. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas qu’elle se trouve devant lui. Il ne voulait pas l’aimer encore. Il ne voulait pas gâcher sa vie encore une fois. Il ne voulait pas la voir pleurer à cause de lui. Il ne voulait pas qu’elle verse la moindre larme à cause de lui. La blesser avait été la pire chose. La tromper avait été la pire chose qu’il eu fait. Il ne pouvait pas revenir en arrière et c’est à partir de ce moment qu’il s’était dit qu’il ne méritait pas une femme comme elle. Comment avait-il pu lui faire ça alors qu’elle souffrait de la perte de leur fils. Elle en souffrait autant que lui. Autant. Sauf qu’elle n’agissait pas n’importe comment. Elle était la seule à pouvoir avoir un effet positif sur elle, elle était partie et il n’allait pas mieux. C’était pire. Rien n’allait. Il état brisé et était dans l’impossibilité de redevenir comme avant. C’était trop tard. Il avait trop attendu et sans elle il n’était plus rien. Être méchant avec elle était surement la chose la plus difficile à exécuter. Il lui faisait du mal, mais il se torturait en même temps. Il avait seulement envie de la prendre dans ses bras et de l’embrasser. De s’excuser et dire qu’il s’en voulait plus que tout au monde. Au lieu de ça, il lui parlait aussi froidement qu’il en était capable. Il voyait qu’elle était hésitante. Il la connaissait. Il sentait qu’il y avait toujours ce quelque chose entre eux. C’était là. Malgré les erreurs qu’il avait pu faire. C’est ce petit quelque chose qu’il voulait briser. Il voulait le briser pour qu’elle soit heureuse avec lui. Celui-là qu’il ne connaissait pas. Il aurait voulu faire une enquête sur son cas. Était-il simplement assez bien pour April? À ses mots, son cœur se serrait avec violence contre ses côtes. Il était sur le point de le lâcher, mais son masque peint de cette fausse indifférence ne partait pas. Pourtant, il portait sa bague. Il ne la gardait surement pas pour le plaisir de le faire, mais parce qu’il était incapable de se détacher de cet anneau. Sa voix morne, mais pourtant brisée venait s’échouer alors qu’il posait à nouveau ses lèvres sur le goulot de sa bière. « -Eh bien. Content pour toi.» Ce n’était pas vrai. Il n’était pas content. Il mourait de jalousie en ce moment, mais il n’allait rien dire. Ses yeux se levaient pour se retourner et se poser sur l’homme qui accompagnait son ex-femme. Il l’observait. Il se demandait bien pourquoi il la laissait faire ça. Peu importe. Son visage se retournait et il posait de nouveau son regard dans celui de la blonde. Elle était belle. Ça le frappait. Aussi belle que quand elle était venue lui parler devant le lycée. Aussi belle que quand il l’avait vu vêtu de sa robe de mariée.

Sa phrase eu le dont de lui arracher un sourire. Il était seul. Plus seul que jamais. Encore plus seul qu’il ne l’avait jamais été. Trop seul. Il levait sa bière en sa direction et dans une voix teintée de sarcasme il répondait. « -La bière. L’alcool. Elle me supporte particulièrement et elle est là. Toujours là pour me gâcher la vie.» Il savait que ce n’était pas la chose à faire. Il venait de le dire. Une autre gorgée. Il le savait, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était une dépendance. On ne se défait pas si facilement d’une dépendance comme celle-là. Il voyait parfaitement la tristesse se peindre dans le regard d’April, mais il ne pouvait tien y faire. Il ne pouvait plus la rendre heureuse comme il avait pu le faire des années auparavant. Il la quittait du regard un moment. Il s’en voulait d’être là. Il s’en voulait d’être un poids pour elle. Sa voix lui faisait de nouveau tourner la tête et il posait son regard directement dans le sien. « -Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour moi April. Tu crois que je ne sais pas que c’est néfaste? Tu penses que je ne sais pas que j’ai été un putain de con de te tromper? Tu penses que je ne pense pas que c’était la pire erreur de ma vie?» Il allait parler encore, mais il cessait directement de parler. Qu’est-ce qu’il était en train de lui raconter? Il était en train de lui dire qu’il regrettait et ce n’est pas ce qu’il voulait. Il ne voulait pas qu’elle l’aime encore. Il prenait une autre gorgée de sa bière. « - Le problème avec une dépendance, c’est que c’est impossible d’arrêter, tu vois.» Soupire. Il était encore en train de la décevoir. Pourquoi ne retournait-elle pas avec son copain qui avait l’air si gentil. Il passait une main molle sur son visage avant de reposer son regard dans celui de la jolie blonde. Silence. Il la regardait. Il avait envie de la repousser, mais il avait tellement envie qu’elle reste près de lui. Il fini par faire glisser sa bière verre elle, lui tendre. Il effleurait sa main. Il touchait ses doigts pendant un court moment. Juste pour sentir son contact. Simple contact qui eut le don de faire naître un frisson contre sa peau. Il reculait sa main. « -Pourquoi tu es là? Pourquoi tu veux m’aider? Va faire ta vie. Sois heureuse. Je n’ai pas besoin de ta pitié. Je n’en veux pas. Va voir ton copain et souviens-toi que je suis le pire des cons. Je t’ai trompé. Je t’ai abandonné quand tu avais besoin de moi. Souviens-toi de ça. Tu pourras vivre une vie heureuse sans moi pour la gâcher.»

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Sam 4 Fév - 23:31

Plus elle posait ses yeux sur lui, moins elle supportait le voir dans cet état. Elle aurait donné n’importe quoi pour le voir sourire ne serait-ce qu’une fois. Elle avait mal de le voir tomber si bas. Elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle avait une part de responsabilité dans cet histoire. Pourtant, elle savait très bien qu’il avait creusé tout seul le trou dans lequel il était tombé. Peu importe les épreuves qu’ils auraient dû affronter, elle serait restée à ses côtés. Elle aurait pu tout supporter pour lui. Toutefois, il avait fait la seule et unique chose capable de la faire partir. La seule chose que son cœur déjà en mille morceaux était incapable de supporter. Il avait été se consoler auprès d’une autre. Il savait que c’était la seule chose qui pouvait la blesser à ce point et il n’avait pas hésité. Au moment où elle avait eu le plus besoin de lui, il l’avait tout simplement laissée tomber. Alors qu’elle était restée patiente et compréhensive par rapport à son éloignement, il l’avait brisée. Il avait préféré coucher avec une autre plutôt qu’avec sa propre femme. Ni plus ni moins. Elle avait beau se remettre en tête l’état dans lequel elle était lorsqu’ils s’étaient séparés, elle ne pouvait s’empêcher de vouloir l’aider. Elle ne voulait pas le voir souffrir. Elle savait ce que cela faisait et elle voulait à tout prix lui éviter ça. Lorsqu’elle remarqua qu’il levait les yeux pour chercher Julian du regard, elle baissa les siens. Pourquoi se faisait-il du mal gratuitement ? Même si elle savait que cette situation était intenable pour les deux hommes, toutes ses pensées étaient tournées vers Emeryck. Julian était fort. Il tiendrait le coup. En ce qui concernait son ex-mari, c’était loin d’être sûr. Elle aurait voulu qu’il arrête de le regarder. Il se faisait du mal et elle avait mal pour lui. Elle s’imaginait à sa place, si les rôles avaient été inversés. A cette pensée, elle sentait déjà les larmes lui monter aux yeux. Elle se rendait compte qu’elle les mettait tous les deux dans une position intenable et s’en voulait énormément. Il était logique qu’Emeryck veuille voir l’homme qui l’avait remplacé. De même, il était évident que Julian voulait voir celui à qui sa compagne pensait continuellement. La voix brisée de l’homme qu’elle avait tant aimé vint résonner à ses oreilles. Elle n’avait qu’une envie. Le prendre dans ses bras et lui dire que tout allait s’arranger. Malheureusement, c’était impossible. Elle ne voulait pas faire souffrir Julian encore plus qu’en ce moment. Elle tenta un regard vers lui. Il semblait pensif. Les voir tous les deux devait être une torture pour lui. Et, même si elle les voyait triste tous les deux, elle ne pensait qu’à consoler Emeryck. Elle voulait rester près de lui-même si sa raison la suppliait de retourner vers son petit ami. Mais, comme d’habitude, le lien qui l’unissait à lui était plus fort que tout.

Egoïstement, elle fut soulagée d’entendre qu’il n’avait pas refait sa vie. Imaginer que quelqu’un d’autre qu’elle puisse le rendre heureux la rendait malade. Avec soulagement, elle put recommencer à respirer. « Je vois que tu m’as trouvé une digne remplaçante. Par contre, j’dois t’avouer que je ne l’imaginais pas du tout comme ça » Voir un sourire sur ses lèvres lui donnait envie de continuer à raconter n’importe quoi juste pour qu’il recommence. Elle aimait tellement le voir sourire. Elle était tellement triste de le voir enchaîner les bouteilles sans rien pouvoir faire pour le stopper. Elle tenta une approche. Elle pensait qu’il allait la repousser mais elle avait tort. Au contraire, ses paroles la bouleversèrent. C’était la première fois qu’il s’excusait pour ce qu’il avait fait. Les larmes lui montèrent doucement aux yeux. Elle était sincèrement touchée par les mots qu’il employait. Lorsqu’il lui avoua que c’était la pire erreur de sa vie, les larmes coulèrent toutes seules le long de ses joues. « Arrête » souffla-t-elle. Elle désirait plus que tout au monde qu’il continue à lui raconter ce qu’il avait sur le cœur, toutefois, elle savait que s’il continuait, elle finirait forcément par retomber sous son charme. Même si elle essayait de résister de toutes ses forces, elle était déjà consciente d’avoir dépassé une limite. Tous les mots qu’ils échangeaient, tous les regards qu’ils s’envoyaient, cette attraction qui émanait d’eux. Tout cela était déjà le signe qu’elle avait été trop loin. Rien n’était jamais sans conséquence entre eux. Tout avait toujours une signification même s’ils n’en avaient pas forcément conscience. C’était déjà trop tard. Les battements de son cœur s’étaient de nouveau emballés tandis qu’elle essuyait ses larmes. Il lui manquait. « Ne me parle pas de dépendance difficile à arrêter, pas à moi » Elle soutint son regard. Il était clair qu’elle parlait de lui. Elle avait eu un mal de chien à l’oublier et, maintenant qu’il était de nouveau devant elle, toutes ses années d’effort s’étaient évanouies en quelques secondes. « Tu pourrais arrêter si tu le voulais réellement » Son ton se faisait légèrement plus sévère. Elle voulait qu’il réagisse. Elle voulait qu’il se bouge. A ce moment, un peu comme par magie, il lui tendit sa bouteille. Elle lui sourit en signe d’encouragement. Tout en lui tendant, il effleura sa main. Elle frissonna. Même si elle ne faisait rien de condamnable, elle avait déjà l’impression de tromper Julian tant sa réaction était lourde de sens. A contrecœur, elle retira sa main. Il essaya de la faire fuir. En vain. « Je suis là exactement pour la même raison pour laquelle tu n’arrives à enlever ta bague. Je sais tout ce que tu m’as fait, crois moi. Même si une partie de moi t’en veut encore, l’autre partie … » Elle fouilla rapidement dans les poches de son sac afin d’en sortir sa bague qu’elle posa devant lui. « … n’arrive pas à t’oublier » Un silence s’installa. Au bout de quelques secondes, quelqu’un le brisa. Ce n’était pas Emeryck. « Navré de vous interrompre mais je crois en avoir assez vu. April, je t’attendrais à la maison »

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Emeryck D. Stevenson
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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Dim 5 Fév - 0:45

Il se faisait du mal, mais il ne pouvait faire autrement que de dévisager l’homme qui avait pris sa place maintenant. C’était plus fort que lui. C’était simplement impossible de faire autrement. La curiosité l’emportait. Il voulait savoir comment il la prenait dans ses bras, comment il l’embrassait. Ça le rendait fou. Il se rendait fou en posant le regard sur lui. Un soupir passait sur ses lèvres alors qu’il reposait son regard dans celui de son ex-femme. Plus il la regardait, plus il sentait qu’il allait perdre le contrôle. Tant de fois il avait voulu qu’elle soit devant lui. Tant de fois il avait voulu prononcer des excuses qu’il n’avait pas su dire. Il regrettait de l’avoir blessé, mais il ne lui avait jamais dit clairement. Il la quittait des yeux pendant un moment. Il était complètement déchiré et ne savait pas exactement quoi faire. La dire la vérité ou continuer de lui mentir. Est-ce qu’elle méritait vraiment tous ses mensonges de sa part. Il voyait parfaitement qu’elle souffrait en ce moment. Il voyait qu’elle ne voulait pas lui faire de mal. Emeryck connaissait bien la jolie blonde. Il avait vécu longtemps ensemble et il connaissait la moindre de ses manies. Pouvait-on en dire autant de celui qui était son copain? Surement pas. Il fermait les yeux. Sa tête tournait dans tous les sens. Ce n’était pas le meilleur moment pour parler. Il n’était pas particulièrement dans son état, mais c’était peut-être la dernière fois qu’il allait lui parler. Il ne savait réellement pas quoi faire. Autant il voulait son bonheur, que ce soit avec un autre. Autant il voulait son bonheur, mais avec lui, pas un autre. Il savait comment la rendre heureuse, mais il savait aussi comment la rendre malheureuse.

Elle avait le don de le faire sourire. Elle avait le don de trouver les bons mots. Elle était là, malgré le fait qu’elle était accompagnée. Elle était là à lui parler quand il tente de la faire partir. Elle s’acharne. Elle reste. Il veut qu’elle parte. Il veut qu’elle l’oublie complètement, mais il ne veut pas assez. Une partie de lui ne peut pas franchir cette étape. « -C’est certain qu’elle ne te va pas à la cheville.» Silence. C’était sortie toute seule. L’alcool lui faisait faire des conneries, mais elle lui déliait aussi la langue. Comme si ce n’était pas assez, il se laissait emporter. Il voyait les larmes couler sur les joues de celle qu’il aimait et c’est pour cette raison qu’il cessait complètement de parler. Il ne voulait pas la faire pleurer. Il ne voulait plus la faire pleurer. Jamais. Chaque larme qui coulait sur sa joue le brisait encore plus. Il ne pouvait pas la rendre heureuse. « -Je ne veux plus que tu pleures pour moi. » Il se penchait vers elle. « -Plus jamais. Tu m’entends.» Il venait de prendre un air beaucoup plus grave. Il ne voulait pas de ça. Il ne voulait pas lui faire du mal. Il en avait fait assez déjà. Impossible de la voir pleurer quand il ne pouvait pas la prendre dans ses bras. « -Ne pleure pas quand je ne peux pas te prendre dans mes bras pour te consoler.» Un souffle. Un murmure. Il s’éloignait d’elle. Il le fallait. « -C’est atroce.» Il baissait les yeux. Il était incapable de tout faire pour qu’elle le déteste. Il l’aimait trop. Il voulait la consoler. Il voulait reconstruire tout ce qu’il avait brisé. Si seulement il le pouvait. Si seulement il en était capable. Le son de sa voix lui faisait lever les yeux. Un regard qu’il soutenait. Son souffle qui se coupait. Il soupirait. À bout de souffle. « -April….» Il secouait doucement la tête. « -Ne dis pas ça. Arrête. Arrête de t’accrocher à ce qui est mort. Je veux que tu sois heureuse. Je ne peux pas le faire. Oublie-moi. Je n’ai plus rien. Je ne suis plus rien. Je veux que tu sois bien. Je ne peux plus t’offrir ça. Je suis un idiot.»

C’est ce qu’il voulait. Son bonheur. Le sien passait après. Il avait fait passer sa peine avant la sienne et maintenant il voulait faire passer son bonheur avant tout. Il voulait qu’il parte, mais elle restait là. Elle restait là à le fixer de ses yeux, de lui parler avec cet accent qui le faisait fondre. Ses dents se serraient quand elle se remit à parler, quand il se rendait compte qu’elle n’avait pas la moindre intention de partir. Emeryck ne savait pas quoi dire. Il pensait. Les souvenirs et les mots se bousculaient dans sa tête. Une voix venait rompre le silence et Emeryck tournait la tête vers l’homme, l’homme qui était venu avec April. Malaise. Il se sentait mal à l’aise. Impossible de savoir ce qu’il devait faire à ce moment précis. Il n’avait rien à faire. Il allait le laisser partir. Qu’il rentre. Qu’il parte. Ce ne devait pas être un spectacle facile à voir pour lui de toute façon. Une fois qu’il eu tourné les talons, l’anglais reposait son regard dans celui de la blonde. « -April. » Il posait sa main contre la bague qu’elle venait de poser contre le comptoir. Comme s’il vouait la cachée. Comme s’il voulait qu’elle ne soit pas là. « -Tu ne devrais pas la garder. Tu devrais refaire ta vie avec cet homme qui me semble tout à fait respectable. Tu ne devrais même pas être là en train de parler avec moi. Tu devrais partir avec lui. » Ses doigts glissaient lentement la bague vers elle. Une petite bague en or blanc. Délicate. Tout a fait à l’image de la jeune femme qu’elle était. « -Tu devrais la jeter.» Silence. Il ne voulait pas. Il ne voulait rien. Il ne savait pas du tout ce qu’il devait faire en ce moment. Autant il voulait qu’elle parte pour vivre une belle vie, autant il voulait qu’elle reste. Sa main finit par se lever pour venir lentement caresser sa joue. Elle le faisait revenir sur terre. Comme si l’alcool se dissipait. « -Je ne t’ai jamais oublié non plus, mais.. Je ne veux plus te faire souffrir, tu comprends. Je n’ai plus rien à t’offrir. Je suis mort.»

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Dim 5 Fév - 17:53

April était dans un état indéfinissable. Par moment, elle se sentait à l’aise avec lui, comme s’ils ne s’étaient jamais séparés. Mais, à d’autres moments, elle sentait une profonde tristesse inexpliquée l’envahir. Elle avait toujours été comme ça avec lui. Lorsqu’ils étaient mariés, elle pouvait le détester de tout son être et, la seconde d’après, courir dans ses bras pour l’embrasser. Leur histoire était entière. Ils étaient fusionnels. Deux âmes sœurs. Et, encore maintenant, après trois ans de séparation, alors qu’il ne voulait pas être sauvé, elle trouvait le moyen de le faire rire. Elle sourit à sa remarque. « Au moins, je t’ai laissé un souvenir indélébile. Je suis contente de voir qu’une bouteille vide ne m’arrive pas à la cheville. Après huit ans de mariage, c’est flatteur » Elle se mit à rire. Elle savait très bien qu’il sous-entendait beaucoup plus mais elle préférait le prendre à la légère. « Reste à voir si je fais le poids par rapport à une bouteille pleine » Elle sourit tristement. Elle était à fleur de peau. Une parole de sa part aurait pu la faire rire ou pleurer. Toutes ses émotions se mélangeaient. Elle essayait de retenir ses larmes avec tellement de violence qu’elle était incapable de parler. Mais, sans qu’elle puisse le contrôler, les larmes avaient fini par couler toutes seules le long de ses joues. Le fait qu’il s’excuse l’avait chamboulée. Elle ne voulait pas être dans cet état. Il fallait qu’elle reprenne le contrôle. Pourtant, elle n’y parvenait pas. Ils s’étaient séparés sans un mot. Ils ne s’étaient même pas expliqués. Elle ne voulait pas lui montrer que ses paroles lui faisaient quelque chose. Elle ne devait pas le lui montrer. Mais, comment pouvait-elle le lui cacher ? Elle avait toujours été trop sensible. Et, de toute façon, il la connaissait par cœur. Silencieuse, elle essaya de se reprendre. Elle avait déjà trop pleuré. Il avait raison. Pourtant, les mots qu’il prononça ne la calmèrent pas, bien au contraire. Elle avait envie qu’il la serre dans ses bras pour la consoler comme il l’avait toujours fait. Le fait qu’ils ne puissent pas se toucher comme avant était entrain de les tuer tous les deux. Elle regrettait tellement l’époque où ils étaient l’ensemble. L’époque de sa vie où elle avait réellement été heureuse. Elle pleurait par nostalgie. Elle pleurait parce qu’elle lui en voulait d’avoir tout gâché. Elle pleurait parce qu’elle lui en voulait d’essayer de s’excuser. Elle pleurait parce qu’il n’avait pas essayé plus tôt. « Tu as toujours été un idiot et ça ne m’a jamais empêché d’être avec toi. Je suis sûre que tu pourrais arrêter si tu t’en donnais vraiment la peine. Alors, si tu veux réellement que j’arrête de pleurer pour toi, essaie de te sortir de là. Tu vaux mieux que ça » Sa voix se brisa une nouvelle fois. Il était entrain de réveiller des sentiments qu’elle avait enfoui au fond d’elle. Elle n’avait jamais cessé de l’aimer.

Alors qu’elle brandissait fièrement la bague de son mariage, Julian apparut. Il partait. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle leva les yeux vers lui essayant de le sonder pour voir s’il était en colère mais son visage était impassible. Elle ne pouvait y lire que de la déception. Elle se mordit la lèvre, honteuse. Elle avait été beaucoup trop loin. Elle avait agi comme si elle était célibataire, ce qu’elle n’était pas. Elle devait le retenir. Elle devait lui dire qu’elle ne voulait pas lui faire de mal. Trop tard. Il venait juste de passer le pas de la porte. Elle mit sa tête entre ses mains d’un air désespéré. Elle était entrain de faire n’importe quoi. Elle s’était laissée submerger par le passé. Elle devait tout arrêter. Elle devait continuer à avancer comme elle l’avait fait jusque là. Le regard de son petit ami était ancré dans sa tête. Il n’était même pas fâché, c’était sans doute ça le pire. Elle se sentait terriblement honteuse et coupable. Et la voix d’Emeryck qui ne cessait de résonner à ses oreilles. Pourquoi ne pouvait-il pas se taire ? Même s’il lui demandait de partir, elle entendait dans le son de sa voix qu’il voulait qu’elle reste. Et, d’une certaine manière, elle le voulait aussi. D’un geste vif, elle prit sa bague et la rangea dans son sac. Cela avait été une mauvaise idée de la sortir. « Je sais très bien ce que je devrais faire. Je sais qu’il est exceptionnel. Je n’ai absolument rien à lui reprocher. Il m’aime sincèrement et … je crois que je l’aime aussi. Le problème, c’est que je ne l’aime pas autant que … » Elle soupira. Elle préféra ne pas terminer sa phrase pour la simple et bonne raison que c’était trop dur à exprimer tout haut. Ses lèvres tremblaient. Elle sentait qu’elle était sur le point d’éclater en sanglots. Mais, étonnamment, elle finit par se reprendre. La vue de son petit ami l’avait remise à sa place. Elle respira un bon coup. « Arrête d’être aussi dramatique. Tu n’es pas mort ! Et, tu peux toujours m’offrir quelque chose. Une limonade par exemple » Elle lui sourit sournoisement. « Tu veux qu’on aille à une table ? Le barman me regarde bizarrement. J’ai l’impression d’avoir l’air aussi idiote que toi » Elle rit légèrement tout en se frottant les joues. Ses yeux étaient rouges. Elle détestait se donner en spectacle. Son remède pour aller mieux avait toujours été le rire. Et, heureusement, la jeune femme était une grande optimiste qui ne manquait pas d’humour. Etant donné qu’elle avait toujours été bavarde, elle monopolisa la conversation jusqu’à ce qu’ils se rendent à leur table. Elle s’assit. « Je suppose qu’on peut avoir une conversation normale. Alors, dis-moi, il a probablement dû se passer pleins de choses en trois ans. Tu as sorti un nouveau livre ? Oh, et tu as fini la chanson que tu avais commencée ? Tu sais celle où tu ne trouvais pas de texte » Elle essayait d’engager une conversation normale, comme deux amis qui se retrouvent. Toutefois, ça sonnait faux. Ils avaient vécu une histoire trop forte pour seulement se limiter à ça. Elle connaissait le regard qu’il lui lançait. « Je t’ai dit que je restais. Alors tu as le choix, soit on discute soit on se tait. Choisis la solution que tu préfères mais je ne bougerais pas d’ici » Qu’il arrête de se saouler l’espace d’une soirée lui ferait le plus grand bien. Et, vu qu’elle s’était mise en tête de l’aider, rien ne pourrait la faire changer d’avis. Il le savait.

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Lun 6 Fév - 2:43


Il n’avait pas la moindre idée de comment il devait se comporter en ce moment. D'un côté, il voulait simplement qu’elle reste là, qu’elle le console et qu’elle le fasse sortir de ce monde dans lequel il était en train de s’enfoncer. L’autre côté voulait crier le plus fort possible pour qu’il lui fasse peur et qu’elle prenne ses jambes à son coup pour se blottir dans les bras de Julian. Le pire est qu’il avait recommencé à voir la femme qui avait brisé leur couple. Ils ne se devaient plus rien, elle et lui, mais il se sentait quand même mal de ça quand elle se trouvait devant lui. Emeryck était libre de coucher avec qui cela lui chantait, mais reste qu’il se sentait toujours étrange quand il posait les yeux sur Romane. Il sentait son cœur s’affoler quand il posait ses yeux sur elle. La culpabilité le rendait fou. Il aurait voulu effacer ce qu’il avait fait, mais c’était impossible. Il ne pouvait simplement pas. Il ne pouvait pas revenir en arrière même s’il le souhaitait plus que tout au monde. Peu importe la gravité de la situation, pu importe la tension, elle avait le trouvé le moyen de le faire rire un peu. Le sujet n’avait rien de comique ou de drôle, mais elle avait réussi à poser un sourire sur son visage. « -April s’il te plait. La boisson n’est rien à côté de toi. Rien du tout.» Impossible qu’elle pense ça. Il ne voulait pas qu’elle pense ça de cette foutue dépendance qui était en train de le noyer. Il se reculait. Il laissait son regard la sonder. Son regard triste et perdu. Il se sentait dans le vide. En plein vol plané. Ses sentiments le trahissaient. Il était incapable de se montrer amer avec elle pour la faire partir, il ne le pouvait pas. Il l’aimait trop. La voir pleurer était en train de le détruire. Il ferait n’importe quoi pour sécher les larmes qui coulaient sur ses joues, pour être celui avec qui elle dormait le soir, mais il ne bougeait pas. Il se contentait de la regarder pleurer sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Sans avoir le courage de faire quoi que ce soit. C’était évident qu’il l’aimait encore. Le jour où il lui avait annoncé qu’il l’avait trompé, il avait pu jouer faux, pour qu’elle parte. Mais maintenant, il ne pouvait pas. Après trois ans, c’était trop dur. « -Je n’ai jamais été autant idiot que le jour où je me suis trouvé dans le lit d’une autre. April. J’allais mal. Je sais que ce n’est pas une raison, mais je ne voulais pas te faire du mal.» Il soupirait. « -Crois-moi. Je ne te demande pas de me pardonner. Juste de me croire.» Il le pensait. Il n’avait pas voulu lui faire de mal en faisant ça. Elle avait simplement été là pour le consoler quand il allait mal et il avait vu. Ça avait dérapé. Il s’en voulait. Ça ne remettait aucunement en doute les sentiments qu’il ressentait pour elle. Ces mots, il avait voulu le lui dire tant de fois, mais il avait renoncé à le faire. Il avait renoncé parce qu’il lavait trahi de la pire façon qu’il pouvait le faire. Une histoire sans lendemain. Il avait brisé leur histoire. Ce jour-là, il s’était dit qu’il ne méritait pas une femme comme elle et après trois ans, il ne pouvait s’empêcher de lui dire qu’il regrettait amèrement.

Son copain était parti. Ils étaient tous les deux. Ils ne devraient pas être là. Ils ne devraient pas parler et il ne devrait pas lui avouer ce qu’il était en train de lui avouer. À ses mots il ne pouvait rien répondre. Il ne pouvait pas gâcher ce qu’elle était en train de vivre. Il s’en voudrait de briser quelque chose encore, de briser sa vie qu’elle tentait de rebâtir. Il la regardait. Il était complètement silencieux. La blonde lui avouait qu’elle ne l’aimait pas autant qu’elle l’aimait lui. Qu’est-ce qu’il pouvait faire? Il avait envie de la prendre dans ses bras et de l’embrasser, mais il se le refusait. Un soupire. Il détournait le regard pendant un moment. Mal à l’aise. Il ne savait pas qui faire, il était complètement dans le néant en ce moment. Le son de sa voix lui faisait retourner le regard et il plongeait à nouveau ses yeux dans les siens. Un léger sourire prenait plus sur son visage alors qu’elle faisait de l’humour. Elle voulait se détendre. Elle voulait calmer le jeu. Il le savait. Il la connaissait sur le bout de ses doigts. Emeryck finit par se lever de sa place et allait se poser à une table un peu plus à l’écart. La musique était moins forte et les regards étaient moins tournés vers eux. Si cela pouvait lui faire plaisir, il allait le faire. « -C’est vrai que tu as l’air idiote.» Un sourire bref sur son visage avant qu’il ne replonge dans son mutisme. « -J’écris encore. Je ne fais que ça. Je n’arrête pas de sortir des livres. Enfin, je comprends que tu ne veuilles pas les lire. Beaucoup parle indirectement de toi.» Il y avait toujours une personne qui ressemblait à April, qui avait une histoire d’amour. Des liens avec elle dans ses histoires. Si elle les avait lus, elle pouvait facilement se reconnaître dans quelques personnages. « -Je joue encore. Je joue devant un public parfois et oui, ça fait longtemps qu’elle est finie cette chanson-là.» Pause. « -Tu peins encore?» Il trouvait la situation complètement ridicule. Il n’avait pas envie de parler de chose banale comme ça. Il n’avait pas envie de parler simplement. Il levait le regard sur elle. Il allait parler. Il allait dire quelque chose, mais elle lui coupait directement la parole. Elle savait. Elle savait exactement ce qu’il allait lui dire. Il posait ses mains contre la table et se penchait un peu vers elle pour le regarder de plus près. « -Écoute April. C’est ridicule. Je n’arrive pas à rester là à te parler tranquillement. Je n’ai pas envie. Je ne peux pas être là sans rien faire et faire comme si de rien était. Ne va pas me dire que tu as envie de parler de la pluie et du beau temps avec moi. Je sais même pas pourquoi t’en encore là. T’aimes avoir mal ou quoi? Pourquoi tu restes putain April. C’est fini. Faut qu’on fasse notre vie. Faut qu’on passe à autre chose. Jette ta bague. Fais la flamber. Brule là et arrête de penser à moi. Arrête de te faire mal comme ça pour moi. Je n’en vaux pas la peine. Arrête de penser que je vais changer. Le Emercyk que tu as connu est mort et il ne va jamais revenir. Il est parti à la mort de notre fils. Il est éteint. Arrête tu veux. Arrête. Je ne peux pas. Je ne peux pas te rendre heureuse. Tu comprends? Je veux, mais je ne peux pas. » C’était clair. Dans ces derniers mots, il venait de lui avouer qu’il l’aimait encore, mais qu’ils ne pouvaient plus. C’est exactement ce qu’il venait de lui dire. Il était à cran. Il sentait qu’il allait péter un câble à tout moment. Ne pouvait-elle pas simplement abandonner et tourner la page? Surement pas. Surement qu’elle ne le pouvait pas comme lui ne pouvait pas. C’était clair qu’il était encore amoureux d’elle, sinon il ne tenterait pas de la faire partir comme ça.

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Lun 6 Fév - 13:38

April était complètement perdue. Plus perdue que jamais. Pourquoi avait-il fallu qu’ils se croisent par hasard ? Certes, cela lui faisait du bien de le revoir mais, d’un autre côté, cela la tuait aussi de l’intérieur. Si seulement elle était restée en Floride. Si seulement son père n’avait pas voulu rentrer. Si seulement elle ne lui avait pas proposé de l’accompagner. C’était une erreur de revenir à Brooklyn. Elle savait qu’il y avait de fortes chances pour qu’elle le recroise. Qui sait ? C’était peut-être même pour ça qu’elle s’était empressée de faire leurs valises. Elle était pitoyable. Même si elle ne se saoulait pas, elle était aussi pitoyable que lui. Elle n’avait pas hésité une seconde à mettre son couple en danger pour lui parler encore quelques minutes. Elle était restée complètement accro à cet homme qui lui avait fait tant de mal. Le pire ? Le fait de l’entendre dire qu’elle était plus importante qu’une bouteille d’alcool. Elle ne le croyait pas. Il avait commencé à se saouler alors qu’ils étaient encore ensemble. Elle l’avait mis en garde. Il ne l’avait pas écoutée. Il était buté. Et, bien sûr, il avait fini dans le lit d’une autre. Elle n’avait aucun détail sur ce qui était arrivé cette nuit-là. Elle s’était toujours imaginée qu’il avait cédé parce qu’il était saoul. Au fond, elle n’en était même pas sûre. C’était tout simplement plus facile à supporter. Au moins, il avait une circonstance atténuante. Toutefois, il avait peut-être été parfaitement conscient au moment où il avait brisé leur mariage. Elle n’en avait aucune idée. Evidemment, elle s’était imaginée des scènes plus terribles les unes que les autres. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle s’était rendue malade pendant des mois avec ça. La nuit, elle rêvait souvent de lui entrain de coucher avec une autre. Et, quand elle se retournait pour être consolée, elle remarquait qu’il n’y avait personne à côté d’elle. Elle avait énormément souffert. Souffert parce qu’elle ne savait pas ce qui s’était passé. Même si c’était malsain, elle voulait avoir des détails. Elle voulait connaître l’identité de cette personne mais, bien sûr, elle ne pouvait pas le lui demander comme cela. Il la tira de sa rêverie. Justement, il pensait à la même chose qu’elle. Elle hocha négativement la tête. « J’étais mal aussi Emeryck. J’avais besoin de quelqu’un à qui parler. J’avais besoin de toi. Tu sais très bien que j’aurais donné n’importe quoi pour que tu te confies à moi. Je t’ai toujours fait passer en premier. Mais, non, tu as préféré aller voir quelqu’un d’autre. Quand tu me l’as annoncé … la manière dont tu me l’as dit … j’ai cru que j’allais mourir. Je souffrais autant que toi mais la différence c’est que je ne t’aurais jamais fait ça. Jamais. Alors ne me demande pas de te croire » Elle était entrain de s’énerver. Pour la première fois, la colère avait remplacé sa tristesse. Elle lui en voulait. « Mais, je suis ravie qu’elle ait pu comprendre la mort de notre propre enfant mieux que moi. Elle devait vraiment être exceptionnelle »

Elle n’éprouvait plus que de la rancœur. Elle n’avait jamais eu l’occasion de se défouler sur lui, de lui dire à quel point il l’avait blessée. Elle avait préféré faire ses valises pendant qu’il était parti. A cet instant, elle lui en voulait de s’être laissé aguicher par une femme. Elle lui en voulait d’avoir détruit leur mariage sur un coup de tête. S’ils n’étaient plus ensemble à l’heure actuelle, c’était uniquement de sa faute. Si elle ne pouvait pas l’embrasser alors qu’elle en mourrait d’envie, c’était également de sa faute. Elle avait envie de lui coller une gifle en plein visage mais ça n’aurait rien changé. Elle aurait toujours envie de l’embrasser et lui en voudrait toujours autant. La vie était injuste. Elle resta silencieuse quelques minutes afin de se calmer. Pourtant, même si elle était d’un naturel joyeux, elle l’était beaucoup moins qu’il y a deux minutes. Elle n’avait pas envie de faire semblant. Elle venait d’avoir une idée totalement stupide. Comme d’habitude. « Ça parle de femme trompée ? » dit-elle sarcastiquement. Elle se reprit. Ce n’était pas son genre d’être méchante. « Désolé… J’ai … préféré ne pas les lire. C’était déjà suffisamment dur comme ça » Mensonge. Même si elle ne les avait pas tous lu, elle en avait eu quelques uns. Il écrivait toujours aussi bien. Même mieux. Comme tous les grands artistes, il travaillait mieux lorsqu’il était triste. Elle avait au moins servi à quelque chose. Résignée, elle arrêta de bouder. Elle était incapable de lui faire la tête. Elle l’écouta parler en souriant. Sa voix la berçait. « Oui, je peins encore. J’expose mes toiles dans le musée de la ville. Si ça te dis, tu peux toujours passer les voir. Enfin, je comprendrais que tu ne veuilles pas » Tandis que la conversation redevenait normale, il choisit ce moment pour tout gâcher. A quoi est-ce qu’elle s’attendait ? Il avait raison. Ils ne pouvaient pas parler de la pluie et du beau temps ensemble, c’était impossible. « J’ai besoin que tu sois là. C’est plus fort que moi. Je ne pourrais jamais tirer un trait sur notre mariage. Et toi non plus sinon tu ne garderais pas ta bague. Que tu le veuilles ou non, tu resteras toujours le grand amour de ma vie. Je ne peux rien y faire » Elle lui prit la main et passa ses doigts entre les siens. Elle ferma les yeux à ce contact. Tout son être lui manquait terriblement. Après quelques secondes, elle finit par le relâcher. Elle avait très bien compris le sens de sa dernière phrase. Et, même si elle mourrait d’envie de lui dire qu’elle l’aimait toujours, elle ne pouvait pas le faire par rapport à Julian. D’un air triste, elle baissa les yeux. « Il faut que j’y aille. Avant que je te dise quelque chose que je pourrais regretter » Elle se leva. Elle aurait voulu rester encore mais il était trop tard pour changer d’avis. Ne sachant pas quoi faire, elle resta simplement là, debout. Elle finit par se reprendre. « Souhaite moi bonne chance pour affronter le froid vu qu’à cause de toi je suis à pied. Merci d’avoir fait fuir mon chauffeur » Elle se mit à rire. Elle ne l’accusait pas réellement. Elle savait que c’était entièrement sa faute. Après une petite hésitation, elle tourna les talons. Elle mourrait d’envie qu’il fasse le chemin avec elle, qu’il sorte de ce bar. Au moment de passer la porte, elle se retourna vers lui. Elle lui fit cette demande silencieuse d’un regard. Elle voulait qu’il la rattrape. Qu’il fasse ce qu’il avait été incapable de faire des années auparavant.

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Ven 10 Fév - 22:12


Emeryck ne lui avait jamais menti. Il l’avait trompé oui, mais il ne lui avait pas caché. Outre que cette bavure qu’il regrettait amèrement, il ne lui avait jamais caché quoi que ce soit. Il avait fait une erreur, il s’en voulait, mais il ne lui avait jamais caché la vérité. Il savait qu’il avait eu tort et il n’avait pas voulu faire ça. Il voulait qu’elle le sache. Il voulait qu’elle le croie. Il voulait qu’elle comprenne même si ça n’avait rien de facile, même s’il se doutait que ce genre d’action était, en quelque sorte, impardonnable. Il laissait ses doigts pianoter contre le bois de la table. Son regard était un peu fuyant quand elle commençait à lui répondre. April n’avait rien dit. Elle ne s’était jamais vidé le cœur. Emeryck ne savait pas comment elle avait pu vivre avec cela sur le cœur depuis si longtemps. Ils n’avaient jamais pris la peine de s’asseoir pour en parler, comme ils étaient en train de faire en ce moment. Surement parce qu’il redoutait particulièrement ce moment. Il était silencieux. Il reposait son regard dans celui de son ex-femme. Il avait mal. Il se sentait mal. Il s’était toujours senti mal de ce qu’il lui avait fait. Son cœur battait à tout rompre. « -April.» Elle continuait. Elle se vidait le cœur et elle brisait le sien.« -April arrête.» Il se penchait un peu par-dessus la table pour poser son regard directement dans le sien. Une de ses mains bougeait pour venir se poser contre la sienne. « -Écoute. Elle n’est rien du tout pour moi April. Je me doute que c’est trop tard pour te dire ça. Je me doute qu’il n’y a pas de bon mot pour le faire et je sais parfaitement que tu m’en veux. C’est normal. Je veux que tu saches qu’elle n’est rien pour moi. Rien du tout. Je ne voulais pas te faire du mal April. C’est la dernière chose que je voulais. Je n’ai aucun sentiment pour elle. Je t’ai toujours aimé. Que ce soit avant ou après ce que j’ai fait.» Il relâchait doucement sa main pour se reposer correctement dans son siège. « -Elle ne sait pas. Elle ne comprend pas. Ce n’est pas elle. C’est moi, tu comprends. C’est de ma faute. Je suis complètement coupable et je le sais. Je n’aurais jamais dû faire ça. J’ai perdu mon fils, mais j’ai perdu la personne que j’aimais le plus, la seule personne que j’ai toujours aimée.»

Il se reculait un peu plus dans son siège. Il était loin d’aimer la tournure des évènements et il se sentait coupable. Il se mordait machinalement la lèvre du bas alors que le sujet dérivait sur leur vie. La vie qu’il menait depuis qu’elle était partie. C’était impossible de parler de ça. C’était impossible d’avoir une conversation normale avec elle. Juste impossible. « -Tu n’as qu’à les lires et tu sauras, mais tu n’es pas obligé. Je comprends que tu ne ressentes pas l’envie de les lires.» Il ne voulait plus parler de ça. Il ne voulait plus parler du fait qu’il l’avait trompé. « -J’irais les voir.» Il voulait. Emeryck avait toujours aimé ce qu’elle faisait. Elle avait un réel don pour la peinture. Il tentait de rester de marbre, mais c’était trop dur. Il avait simplement envie de la rendre heureuse à nouveau et de la faire sourire. Son rire lui manquait. L’alcool dans son corps était en train de se dissiper. Ses yeux se baissaient sur leurs mains. Il serrait doucement ses doigts dans les siens. « -April… Je n’ai jamais aimé personne d’autre après ton départ.» C’était vrai. Il avait eu des aventures sans histoires. Emeryck ne savait plus quoi dire. Il ne savait plus quoi faire. Il voulait simplement que ça ne se termine pas, mais ça ne pouvait pas continuer ainsi. Il s’en doutait. Il le savait. Leurs mains se détachaient et elle se levait de son siège pour lui annoncer son départ. L’anglais ne voulait pas qu’elle parte, mais il était figé sur place. La retenir. Il savait que ce n’était surement pas la bonne chose à faire. Il la laissait se lever. Il tentait de retenir cette envie de se lever et de la prendre dans ses bras. Il la regardait partir comme il avait déjà fait une fois auparavant. Elle poussait la porte. Leurs regards se croisaient et il ne bougeait pas. Elle était dehors et lui en dedans.

Il lâchait un grognement avant de se lever de sa place et de se précipiter vers la sortie. Elle était tout juste devant lui. Ses doigts agrippaient tendrement sa taille et la faisaient se retourner vers lui. Une main se glissait dans le creux de ses reins pour venir presser son petit corps frêle contre le sien. Son autre main remontait lentement le long de son bras pour venir se poser contre sa joue et il se penchait vers elle pour venir poser ses lèvres contre les siennes. Un frisson intense parcourait son corps au contact des lèvres douces d’April contre les siennes. Sa langue venait rompre la barrière de ses lèvres pour venir chercher celle de son ex-femme. Un baiser ardent. Un baiser langoureux alors qu’il la tenait fermement contre lui. Il ne voulait pas qu’elle parte. Il ne voulait plus qu’elle parte. Jamais. Il finit par séparer doucement leurs lèvres. Le vent soufflait et une fine pluie venait tomber, créant une fine couche de gouttelettes sur eux. « -Ne t'en vas pas April. Je ne peux pas. Je ne peux pas te perdre encore une fois. C’est trop dur.» Sa main droite venait tendrement caresser sa joue. Sa voix était un souffle rauque. Une plainte. Son regard était accroché au sien.


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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. [Emeryck]   Dim 19 Fév - 14:57

Parler de la femme qui avait brisé leur mariage était insupportable pour April. Toutefois, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle voulait comprendre ce qui avait bien pu se passer dans la tête de son mari lorsqu’il s’était glissé sous les draps d’une inconnue. Elle se faisait du mal, guidée par l’envie irraisonnée d’en savoir plus. Elle voulait qu’il souffre avec elle. Elle ressentait le besoin de lui montrer ce qu’elle avait enduré à cause de lui. Elle voulait qu’il réalise que la blessure ne s’était toujours pas refermée. Elle voulait qu’il se rende compte qu’elle ne lui aurait jamais fait ça. Elle voulait qu’il s’en veule d’avoir perdu une femme comme elle. Cependant, le voir triste ne lui apportait aucune joie. Elle était perpétuellement insatisfaite. Elle voulait qu’il fasse quelque chose de plus sans toutefois pouvoir mettre des mots dessus. Elle soupira. Elle avait bien entendu ce qu’il venait de lui dire, pourtant, elle émettait un doute sur chacun des mots qu’il venait de prononcer. Emeryck n’avait jamais été un menteur mais il avait tellement changé qu’elle ne pouvait plus en être sûre aujourd’hui. Pourtant, au fond d’elle, elle savait qu’il disait la vérité. Elle fut rassurée d’entendre qu’il n’avait pas de sentiments pour cette femme. Maigre consolation. Cependant, elle était toujours très énervée contre lui. « Avant et après ? Et pendant que tu couchais avec elle alors que tu savais que j’étais à la maison entrain de t’attendre, tu m’aimais aussi peut-être ? ». Elle préféra se taire et ne pas continuer sur sa lancée. De toute façon, c’était trop tard. Ce qui était fait était fait. Elle le méprisait mais, en même temps, l’aimait toujours. Ses deux sentiments entraient souvent en collision l’un contre l’autre histoire de la rendre encore un peu plus folle qu’elle ne l’était déjà. Elle était amère. « Oui, c’est entièrement ta faute » De son côté, elle n’avait strictement rien à se reprocher. Sans doute était-ce la raison pour laquelle elle avait tant de mal à lui pardonner. Elle n’aurait rien pu faire de plus pour le rendre heureux. Mais, pourtant, son amour inconditionnel ne lui avait pas suffit. Elle l’avait cru différent mais il s’était révélé comme tous les hommes. Éternel insatisfait. Elle retira sa main de la sienne. C’était trop dur. Trop dur de continuer à l’aimer malgré tout. Trop dur de le voir s’excuser. Trop dur d’être en sa présence sans lui sauter au cou. Elle n’en pouvait plus. La meilleure chose était encore de sortir du bar. En restant là, elle ne faisait qu’empirer la situation.

En accord avec sa décision, elle sortit de l’endroit. Elle aurait aimé qu’il la rattrape, cependant, il était toujours assis sur sa chaise. A contrecœur, elle commença donc à faire quelques pas dans la rue. C’est à ce moment qu’elle sentit une main se poser sur son ventre. Elle aurait reconnu ce toucher entre mille. Emportée par un élan de nostalgie, elle se laissa guider et se retourna vers lui. Ses lèvres se posèrent précipitamment contre les siennes. Un feu d’artifice. Plus rien n’existait. La terre pouvait bien s’arrêter de tourner, elle s’en fichait. Elle glissa ses mains dans son dos. Le bon vieux temps. Leurs langues se mêlaient dans un baiser passionné. Il lui faisait perdre la tête. A bout de souffle, ils s’éloignèrent finalement l’un de l’autre. Revigorée par ce baiser, elle souriait. Elle avait l’impression d’avoir été projetée trois ans en arrière. Elle avait complètement oublié qu’ils n’étaient plus ensemble. Ses paroles la ramenèrent sur terre. En effet, il avait brisé leur mariage. Elle ne savait absolument pas quoi répondre. Il la prenait de court. Elle voulait rester avec lui et continuer à l’embrasser mais ce n’était pas aussi simple. Elle était perdue. En panique. « Tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Ce n’est pas aussi simple Emeryck. Julian m’attend à la maison et je ne sais même pas si je pourrais te refaire confiance un jour » Elle voulait se remettre avec lui mais il y avait tellement de choses qui l’en empêchait qu’elle peinait à prendre cette idée au sérieux. Ses pensées se bousculaient à une vitesse folle. Ce baiser l’avait rendue folle. Elle était prête à faire n’importe quoi pour qu’ils puissent recommencer à zéro. Toutefois, par respect pour Julian, elle s’écarta de son ex-mari. Elle avait besoin de prendre le temps de réfléchir. Peser le pour et le contre. « T’es conscient que si je plaque tout pour toi, il me faudra du temps avant de te refaire confiance ? » Phrase échappée malgré elle. Projet énoncé à voix haute. Elle y pensait de plus en plus. Elle ne pouvait pas se l’enlever de la tête. Il lui manquait. A ce moment là, un coup de klaxon se fit entendre. Elle se retourna. Julian. Il ouvrit la fenêtre pour lui parler. « J’ai vu qu’il commençait à pleuvoir alors je suis venu te chercher, monte » Il ne pouvait pas plus mal tomber. Elle se retourna vers Emeryck. Elle aurait aimé rester là à parler de leur possible avenir ensemble mais elle ne pouvait pas. « Je dois y aller mais ça ne signifie pas que tu m’as perdu » Elle lui sourit. Elle avait encore de l’espoir. « Passe me voir quand tu veux, on reparlera de tout ça » Sans crier gare, elle fit volte face et se dirigea vers la voiture de Julian en courant. Elle n’adressa plus un regard à son ex-mari même si l’envie la démangeait. La voiture démarra. Elle resta silencieuse. Elle n’avait aucune envie de parler à Julian. Elle était déjà entrain d’imaginer comment se passerait leur prochaine rencontre.


~ the end ~

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