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 NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)

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Annie Fitzgerald
SWEETER THAN HEAVEN, HOTTER THAN HELL.
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MessageSujet: NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)   Sam 4 Fév - 20:19

Citation :

❘▶
Maybe I like this roller coaster
Maybe it keeps me high
Maybe the speed it brings me closer
I could sparkle up your eye.

Annie aimait son travail d'infirmière. Venir en aide aux personnes dans le besoin, c'était dans ses principales préoccupations. Et généralement, elle ne voyait pas le temps passer, et souvent arrivait le fait que ses collègues lui rappellent qu'elle avait fini sa journée et qu'elle pouvait rentrer chez elle. Seulement, ces derniers jours, l'hôpital n'était plus un endroit qu'elle appréciait. Elle se trouvait obligée de soigner l'homme qui lui avait gâché la vie, l'homme qui avait voulu abuser d'elle. Depuis ce jour, ses relations avec les hommes ont changé du tout au tout, et à vingt-trois ans, elle est encore vierge. La plupart des gens ne comprenaient pas, certains se moquaient d'elle, et même sa propre soeur essayait de la dévergonder. Personne ne savait, personne ne pouvait savoir. Elle n'avait pas honte de ses choix, et elle assumait totalement ce qu'elle avait décidé pour sa vie. Mais revoir l'homme de tous ses cauchemars, et devoir le soigner alors qu'elle ne voulait que le voir mourir, c'était insupportable. Elle avait demandé plusieurs fois à être enlevée de ce cas, sans succès. Alors elle subissait, jour après jour, le regard de l'homme qu'elle avait autrefois aimé et qu'elle haïssait désormais. Annie n'était pas du genre à prendre des jours de congés quand celui lui prenait, mais elle en avait besoin aujourd'hui, et elle comptait bien en profiter. Après une bonne grasse-matinée, la belle blonde avait traîné chez elle et s'était préparée à sortir. Elle était allée ensuite se promener dans les rues de New York après avoir déjeuné avec Aspen, qui elle travaillait ce jour-là. Elle rentra chez elle vers dix-neuf heures, sa soeur n'était toujours pas rentrée. Une demie-heure plus tard, alors qu'elle s'apprêtait à faire le dîner, Aspen l'appela pour lui dire qu'elle ne devait pas l'attendre. Démotivée, Annie s'était alors mis en pyjama, avait attaché ses cheveux de manière négligée et avait commencé à regarder The Notebook, son film préféré, en mangeant de la glace dans le pot même. C'est alors que son portable vibra. Elle regarda l'expéditeur du message : Cate. En voyant ce simple nom sur l'écran, cela aspira un sourire à la jeune femme. Après quelques messages échangées sur la situation déprimante d'Annie qui ne trouvait rien à faire le soir de son jour de repos, les deux jeunes femmes décidèrent de se faire une sortie. Aller voir un vieux film ensemble fut la première idée qui leur traversa l'esprit. Une demie-heure plus tard, Annie attendait Cate dans le froid hivernal de Brooklyn, habillée, coiffée et maquillée comme à un rendez-vous galant. Officiellement, elles n'étaient que des amies, alors Annie ne comprenait pas pourquoi elle avait voulu se faire "belle". Mais elle avait ce feeling quand elle était avec Cate. Elle se sentait bien et en sécurité, comme si plus rien n'avait d'importance. Elle persistait à se dire que c'était un sentiment normal dans une amitié, mais elle était bien consciente qu'elle se voilait la face. Mais elle ne se posait pas plus de question, et d'ailleurs, quand elle aperçut le visage de la jeune femme, tous ses doutes s'envolèrent. C'était tellement serein d'être avec elle, comme une évidence. Pour la saluer, Annie prit Cate dans ses bras avec un énorme sourire sur les lèvres. « Salut ma belle. Il caille, on ferait mieux de rentrer. » Elles s'exécutèrent alors, allèrent acheter leurs places - elles seraient sûrement les seules dans la salle puisque toutes les personnes présentes se dirigeaient vers le film le plus populaire du moment, la nouvelle sortie -, puis avant de rentrer dans la salle, Annie se retourna vers Cate. « Pop-corns, boissons, bonbons ? Choisis, c'est moi qui paye. »

_________________

i'm a slave unto the mercy of your love
All this feels strange and untrue and I won't waste a minute without you. My bones ache, my skin feels cold, and I'm getting so tired and so old. The anger swells in my guts and I won't feel these slices and cuts. I want so much to open your eyes 'cause I need you to look into mine. Tell me that you'll open your eyes.
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Cate Aisling

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MessageSujet: Re: NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)   Dim 5 Fév - 10:28

Citation :

Te rappeler sans arrêt que celui ou
celle que tu regardes ne te doit rien,
n'est pas une partie de ton monde, il n'y a personne
dans ton monde, pas même toi.
Annie était belle. C’est l’une de ces femmes qui est capable de vous faire tourner la tête en un seul battement de cils et parce qu’elle n’a pas forcément conscience de cette beauté, de ce charisme tout à fait naturel, cela la rend encore plus irrésistible. Il y a des rencontres qui vous changent la vie. Pour Cate, rencontrer Annie a été un jour formidable. Se retrouver pendant ce stage en sa compagnie n’a été que pur délice, si ce n’est pas plus encore. Pendant une longue période, on lui avait fait douter de son penchant pour les femmes – surtout au vu de sa relation calamiteuse avec sa petite amie – mais quand elle l’a vu pour la première fois, elle s’est rapidement rendue compte que ce n’ était pas qu’une illusion et qu’effectivement, son cœur ne bondissait pas pour un homme en particulier, mais bien pour une femme. Était-ce un signe d’anormalité ? Certainement pas. Il y en a qui ont des sentiments pour le sexe opposé et d’autres pour le même sexe ; ce ne sont pas des choses que l’on contrôle. On peut contrôler le rythme de notre cœur par des exercices de respiration, mais on ne contrôle pas la raison de leurs battements. Seulement, la situation avait quelque peu changé cette fois-ci. Certes, il y avait eu quelque chose avec cette Annie, mais rapidement, la jeune femme s’est rendue compte que c’était une personne fragile, qui pourrait vite se laisser accabler par le passé si jamais il lui revenait en pleine figure. Tout le contraire de Cate qui n’a jamais fait preuve d’aucune faiblesse face aux conséquences de ses actes passés. Elle part du principe que tout ce que l’on a eu l’occasion d’exécuter un jour aura une conséquence un autre ; donc mentalement, elle se prépare à cette évidence. Parfois, elle se trompe. Mais cela n’arrive que très rarement. Bref, la situation avait changé pour la simple et bonne raison qu’elle commençait à douter de cette attirance exclusive. Déjà, elle avait rompu avec sa copine de plusieurs années pour des raisons qui lui paraissent évidentes aujourd’hui ; en plus de ne plus l’aimer, elle ne pouvait plus la supporter. Il était donc indispensable d’avoir des vies séparées et ce, pour toujours. De toute manière, Cate n’a jamais supporté avoir quelqu’un à ses côté tout le temps. Sauf peut-être l’exception de James qui vit avec elle sept jours sur sept et, sans doute pas toute la journée, mais une bonne partie tout du moins et ça comptait. Pour la première fois de sa vie, elle avait réalisé que la faiblesse de quelqu’un pourrait être ce qui lui plairait le plus. Evidemment, elle se retrouvait un peu perdue face à une situation qu’elle ne contrôlait plus. Du coup, la jeune étudiante en médecine prend son téléphone et envoie un premier texto à Annie lui demandant comment elle allait et au fil de la conversation, elles se proposent mutuellement un cinéma. Ce serait beaucoup mieux de sentir la personne auprès de soi plutôt que de parler à travers un téléphone ; il n’y avait pas photo. Dès lors, elles se retrouvèrent quelques temps plus tard. Cate avait juste posé une petite couche de maquillage et coiffé ses cheveux, mais rien de bien inhabituel tandis que sa partenaire était plus belle que jamais. Dès son arrivée, elle fut prise d’un tremblement qu’elle ne connaissait que trop bien. Cette fille allait la rendre folle et le simple fait de lui avouer qu’elle la trouvait totalement craquante lui donna un vertige. Du coup, elle se console avec une sorte de câlin qui suit. « Salut ma belle. Il caille, on ferait mieux de rentrer. » Elle était on ne peut plus d’accord. Cate ne s’attendait pas à ce qu’il fasse aussi froid, du coup, elle n’avait mis qu’une veste en sachant qu’en plus, elle sortait d’une méchante grippe qui l’avait empêché de sortir de son lit pendant au moins trois jours. « Tu as raison, faisons ça. » Elle la gratifia d’un magnifique sourire et enfin, elles peuvent prendre leur place. Il ne risquait pas d’y avoir grand monde dans la salle, peut-être une ou deux personnes de plus puisque quand même, il s’agit là d’un grand cinéma situé pas très loin du centre-ville. « Tu es sûre du film ? Peut-être que l’autre … » Quand elle voit son regard, elle comprend que ce n’est pas la peine de discuter sur le film. Bon, de toute manière, elle est en bonne compagnie donc si elle a besoin de faire autre chose, elle pourra toujours essayer de se changer les idées en faisant autre chose. « Pop-corns, boissons, bonbons ? Choisis, c'est moi qui paye. » Voilà un propos qui l’intéressait. En vraie gourmande qui se respecte, Cate se lécha les babines – enfin, c’est une image - et choisit de prendre un gros pot de pop-corn qu’elles pourront partager à deux ainsi qu’un double coca avec deux pailles. « C’est peut-être qu’une soirée entre filles, mais autant profiter des choses ensemble tu ne crois pas ? » Cela ne cachait aucun propos un peu plus profond, si on peut dire les choses ainsi. Maintenant, elles peuvent enfin entrer dans la salle. Cette fois, c’est Cate qui choisit la place parce qu’aller au cinéma, c’est devenu son dada ces derniers temps. Du coup, elle sait qu’une bonne place ne se situe ni trop haut, ni trop, trop bas. Du coup, c’est vers le milieu qu’elles décident de s’installer. Il y a une série de bandes annonces qui passent, ainsi que des pubs en tout genre ; ce qui leur laisse tout le temps de discuter avant que le film ne commence – ce qui n’empêche pas à la jeune femme de commencer à piocher dans le pot pour manger de ce délicieux pop-corn. « Bon, alors, dis-moi. Est-ce que je te manque à l’hôpital ? J’imagine que tu dois beaucoup moins t’amuser maintenant que je n’y suis plus en stage. » Elle souriait, ravie de sa petite phrase. Si elle lui répondait que non, Cate serait à coup sûr blessée donc dans un cas comme dans un autre, cette réponse donnerait le rythme à la soirée.

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all I want is the taste that your lips allow.Give me love like her 'cause lately I've been waking up alone. Paint splattered teardrops on my shirt, told you I'd let them go and that I'll fight my corner. Maybe tonight I'll call ya.After my blood turns into alcohol;no, I just wanna hold ya.
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Annie Fitzgerald
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MessageSujet: Re: NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)   Dim 5 Fév - 21:27

Citation :

❘▶
I can't get away and you will never leave me
Addicted to the game, it's time to make it easy
I can't get enough, so I have to do the right thing
And give you back 'cause I’m done stealin'.

La société d'aujourd'hui nous force à entrer dans une case, à porter une étiquette toute sa vie. Une action, et toute votre vie est tracée. Vous pouvez passer des années à vous construire une réputation, il suffit de quelques secondes pour tout détruire. Vous dites un propos mal placé, on vous traite de raciste. Vous embrasser la mauvaise personne, et on fait de vous une briseuse de couple. Vous vous dites différents des autres, et vous êtes rejetés à jamais. Certains l'acceptent mal, mais font avec sans grande conviction. D'autres au contraire se battent contre ça, vous à l'encontre des règles et vivent comme ils le veulent. Annie ne se situait dans aucune catégorie. A vrai dire, elle ne faisait pas vraiment attention au fonctionnement du monde autour d'elle. Elle pouvait parfois paraître décaler de son temps. Ne jamais jurer, seulement en déformant comme en disant "mercredi" ou "purée", ou encore être vierge à l'âge de vingt-trois ans. C'était inhabituel de nos jours, alors que les gosses de treize ans sont déjà parents et se comportent n'importe comment. Si on la mettait dans une étiquette, elle n'y faisait pas attention. Elle était d'une telle façon, et elle ne changerait pour personne, ni ne ferait quoi que ce soit pour le prouver à quelqu'un. La jeune infirmière n'avait pas un passé facile, et les gens la comprendraient sûrement mieux s'ils prenaient connaissance de son passé. Mais elle ne voulait pas laisser voir sa vulnérabilité. Elle était fragile, ça se sentait, mais on pouvait aussi voir qu'elle se servait de sa faiblesse pour avancer dans la vie, et combattre tous les obstacles qui se dressent contre elle. Malgré le fait qu'elle avait vu sa vie être gâchée par un homme, et qu'elle n'avait jamais connu le plaisir de sentir un autre corps contre le sien, elle était persuadée d'aimer les hommes. Elle respectait totalement les gens qui aimaient le même sexe qu'eux, mais elle ne s'était imaginée entrer dans cette catégorie. Tout cela parce que la société voulait qu'on se choisisse une orientation sexuelle et qu'on s'y tienne. C'était la norme, tout le monde se comportait de cette façon. Et pourtant... Il avait fallu un regard pour que le monde change à jamais. Cate était de ces femmes belles, sans être un sex-symbol, sûre d'elle et entière. Annie n'avait jamais ressenti cela, du moins pas pour une femme. Mais elle s'en fichait. Ce n'était pas cette barrière sexuelle qui allait poser un quelconque problème. Tout ce qu'elle savait, c'était que Cate était la personne qui lui donnait de l'espoir et de l'amour en ce moment, et c'était ce dont elle avait besoin. Elle se sentait bien quand elle était à ses côtés, et c'était le principal. Le reste n'était que superficiel. Vous imaginez bien qu'à l'idée de revoir la belle blonde, Annie était dans tous ses états. Entre le métier prenant d'Annie et les études épuisantes de Cate, c'était rare que les deux jeunes femmes se réservent quelques heures pour apprécier la compagnie de l'autre. Des SMS étaient souvent échangés, mais ce n'était pas réellement pareil, et Annie le réalisa dès l'instant où elle serra Cate dans ses bras et sentit son parfum l'enivrer. Ce sentiment était tellement bon, tellement réconfortant. Comme si être avec elle était la seule chose qu'elle devrait faire en ce moment. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. « Tu as raison, faisons ça. » Le sourire que Cate lui adressa ensuite fut des plus réconfortants et lui ramena un peu de bonne humeur, plus qu'elle n'en avait depuis qu'elle avait posé les yeux sur son amie. « Tu es sûre du film ? Peut-être que l’autre… » Si la jeune femme s'arrêta dans sa phrase, c'est parce qu'Annie lui avait adressé un regard tel le chat potté. Elle était surprise, mais aussi légèrement triste. En réalité, ce vieux film était un de ses préférées, mais également un choix tactique pour se retrouver en tête-à-tête avec Cate. Dans une salle bondée, elle n'aurait pas l'occasion d'avoir une certaine intimité, et cela frustrerait beaucoup la jolie blonde. Après avoir adressé un sourire innocent à sa camarade, les deux jeunes femmes se dirigèrent vers le stand qui vendait toutes les cochonneries qu'on pouvait manger au cinéma. Annie ne put s'empêcher de rire quand Cate passa commande. Lorsqu'elles s'étaient rencontrées, elles avaient passé pas mal de leurs midis ensemble, et la jeune infirmière avait été impressionnée par l'appétit de Cate, alors que cette dernière était mince comme une crevette. « C’est peut-être qu’une soirée entre filles, mais autant profiter des choses ensemble tu ne crois pas ? » Elle lui sourit alors, heureuse de cette proposition. « Tu as raison, surtout que je meurs de faim. » Elle accompagna ses paroles en piochant dans le paquet et en engouffrant des pop-corns. Son ventre criait effectivement famine. Puisque sa soeur avait annulé leurs projets, elle n'avait pas pris la peine de se cuisiner quelque chose. Finalement, aller grignoter quelque chose avec Cate aurait été plus judicieux, mais peut-être avait-elle déjà mangé. Quoi qu'il en soit, elles étaient prêtes à entrer dans la salle. Elle laissa la jeune femme choisir les places, elle semblait être une experte dans le domaine, ce qui amusa Annie, qui la suivait pour finalement prendre ses aises sur le fauteuil d'à côté. « Bon, alors, dis-moi. Est-ce que je te manque à l’hôpital ? J’imagine que tu dois beaucoup moins t’amuser maintenant que je n’y suis plus en stage. » demanda Cate alors qu'elles étaient confortablement installée, attendant que les bandes-annonces soient finies pour profiter du film. Annie prit alors une attitude décontractée mais distancée de la jeune femme qui la perturbait tellement. « A vrai dire, il y a tellement de travail que je n'ai même pas remarqué ton absence. » Elle se retourna ensuite vers Cate et rit légèrement à sa taquinerie. Il ne fallait pas la faire croire à cette bêtise plus longtemps. « Je rigole. Je t'avoue que ça n'a plus la même saveur. Je mange souvent seule le midi. Puis je suis maintenant la seule blonde du groupe, tu t'imagines que j'en bave pas mal. » dit-elle sur un ton de plainte, avant de rire, mêlant le sien à celui de Cate. « C'est en cinquième année que tu commences ton internat ? Je commence déjà à compter les jours sur le calendrier. » Derrière cette plaisanterie se cachait une réelle impatience de revoir la jolie blonde quotidiennement. Annie soupira et s'enfonça un peu plus dans son siège. « Bon alors, comment cela se fait-il que tu n'ai rien de mieux à faire ce soir ? Je veux dire, tu pourrais faire des ravages un peu partout en ville, et tu restes coincée avec moi dans une salle toute noire. » demanda-t-elle innocemment, même si par là elle voulait vraiment voir à quel point elle signifiait aux yeux de son amie pas comme les autres...

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Cate Aisling

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MessageSujet: Re: NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)   Dim 12 Fév - 23:46

Cate avait besoin de sortir, de se changer les idées et Anna était un excellent moyen pour penser à autre chose. Rien que par sa présence, elle était capable de chambouler tout un quotidien. Evidemment, elle pourrait en parler par expérience, notamment parce qu’elle a passé pas mal de temps avec elle lors de son stage. A déjeuner tous les midis ensemble, une réelle amitié s’était formée entre elles deux. Maintenant, cette amitié a toutes les raisons de continuer et de ne jamais rencontrer un clap de fin. Du moins, c’est ce qu’espérait Cate pour la simple et bonne raison que toutes ses amitiés sont vouées à l’échec à cause de ce foutu caractère qu’elle traînait comme une charge vraiment très importante. Finalement, elles décident d’aller voir le film où il y a moins de monde. Peut-être parce que la jolie blonde avait une idée en tête ou bien, tout simplement parce qu’elle a entendu parler de ce film et qu’elle désire le voir. Elles prennent ensuite de quoi manger pendant la séance, Anna lui faisant ainsi part de son appétit. De son côté, Cate n’avait rien avalé de la soirée, ruminant l’absence de Jamie à l’appartement. Il devait être sorti avec ses amis de l’internat ou quelque chose dans le genre. Mais enfin, ce n’était pas le bon moment pour penser à une chose pareille alors quand elles s’installent bien confortablement, naturellement, la jeune femme lui demande si elle lui a manqué depuis qu’elle n’est plus là pour l’occuper. Alors, dans un premier temps, Anna lui donne une réponse qui la fait presque bouder, qui lui donne le tournis aussi parce que dans sa tête, elle se faisait déjà pleins de films. Néanmoins, avant qu’elle ne puisse répondre quoi que ce soit, elle reprit expliquant qu’elle plaisantait et qu’en effet, ce n’était plus pareil depuis qu’elle n’était plus là. « Tu m’as fais peur, sur le coup. Je t’ai prise au sérieux. Enfin, dis-toi que l’an prochain, il y a de grandes choses pour que l’on se croise très souvent dans les couloirs et là, tu devras me supporter parce que je ne compte pas te lâcher. » Elle se mit à sourire, tapotant le bras de son amie. Elle en rêvait, en fait. Non pas de passer plus de temps avec elle – bien que ce soit très agréable – mais d’arriver à ce stade là de ses études et de se dire qu’elle en aura bientôt terminée. Dans très peu de temps, elle pourra enfin se payer un appartement, oublier la présence de James qui la trouble pas mal et puis se construire une petite vie bien tranquille ; enfin, une vie avec les tracas quotidiens. Pour l’instant, ce n’était qu’une étudiante comme une autre, dotée d’une intelligence qui avait étonné plus d’un de ses professeurs et camarades. Mais au fond, elle n’en avait que faire de l’avis des autres. « Fais pas attention à leurs remarques. Ils ne savent rien sur nous, rien sur toi. Je sais que les blagues sur les blondes ne sont pas véridiques en ce qui te concerne. » Anna était aussi une femme très intelligente, qui prenait son métier très au sérieux et qui n’avait pas peur de faire face aux autres. C’est, tout du moins, l’impression qu’elle avait donné à Cate au tout début de leur relation. Puis, ainsi, elles sont devenues amies ; elles ne se ressemblent pas, mais ne sont pas tant différentes que cela non plus. A croire qu’un juste milieu existe vraiment. Elles se complètent, dans un sens ou dans un autre. « Mais ouais, c’est bientôt. D’ici quelques mois, je termine la quatrième année et l’an prochain, je me retrouve, si tout va bien, dans les couloirs de l’hôpital. » Elle comptait les jours plus que personne. Si elle le pouvait, elle compterait aussi les secondes mais malheureusement, ça lui prendrait beaucoup trop de temps. Bref, les deux jeunes femmes continuèrent sur une conversation bien sympathique. Anna lui demanda dès lors ce qu’elle faisait ici au juste, comme si elle avait mieux à faire autre part – ce qui, de toute évidence, n’est pas le cas. Pour ce qui est des ravages, voilà bien longtemps qu’elle n’y croit plus. Par contre, quand elle se retourne vers son amie, la question se pose clairement. Anna est vraiment une belle femme, son sourire réchaufferait le cœur de n’importe qui. « Je viens de rompre avec ma copine alors tu sais, j’essaie de me changer les idées. Puis, j’avais envie de sortir, ça fait longtemps que je n’ai pas mis un pied dehors. » Avec cela, elle ajouta un petit sourire en coin, prit un peu de pop-corn dans le pot et ajouta. « Le cinéma, avec toi, c’est beaucoup mieux qu’un appartement éclairé mais vide. » Cate n’essayait pas du tout de lui faire du rentre dedans. Depuis qu’elle avait rompu avec sa copine, elle avait définitivement fais un trait sur les femmes qui paraissent beaucoup moins compliquées que les hommes, mais qui, en réalité, le sont davantage. Si Anna était arrivée, il y aurait eu de grandes chances pour qu’elle se laisse aller à la tentation. Mais enfin, ne jamais dire jamais comme on dit si souvent. « Et toi, tu t’ennuyais ou bien tu n’avais pas envie de voir ce film toute seule ? » A croire qu’elle ne lui laisse pas beaucoup de choix de réponse. Ce n’est pas voulu, elle s’en rend compte après. « Je suis presque sûre que t’as passé l’après-midi devant la télé à chercher quelque chose à faire de ta soirée et comme par enchantement, je suis apparue. » Cate se mit à rire, portant une nouvelle fois sa main dans le pot, espérant une réponse de son amie.

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MessageSujet: Re: NEVER WAS THERE EVER A GIRL SO PRETTY. (R)   Jeu 16 Fév - 15:25

Annie était le genre de fille que tous les garçons désiraient et que toutes les filles désiraient être. Elle n'avait jamais compris pourquoi elle attirait autant de monde, pourquoi les gens lui donnaient toujours ce qu'elle voulait et voulaient la connaître un peu plus. Elle ne faisait même pas d'efforts, et parfois elle aimerait ne pas autant attirer l'attention. Mais c'était ainsi. Ca n'allait pas du tout avec son caractère plutôt réservé, mais elle faisait avec. Elle s'était toujours mieux entendue avec les garçons qu'avec les filles. Ces dernières la jalousaient sans raison, puisqu'elle était toujours adorable. Mais de toutes façons, Annie préférait la compagnie de la gent masculine. Ils étaient beaucoup moins prise de tête, ils jouaient juste et ne se faisaient pas de coups bas. Oui, les garçons étaient beaucoup plus simples. Cela pouvait expliquer qu'à l'âge de vingt-trois ans, la jolie blonde ne compte pas beaucoup d'amies filles dans son cercle d'amis. Du moins, pas d'amies réelles, pas le genre à qui elle se confierait en faisant une confiance aveugle. Il y avait juste sa soeur, et encore ; c'était dur d'avoir un moment sérieux et tranquille avec une femme totalement différente d'elle, pour qui le seul but dans la vie était de s'amuser. Par contre, des copines pour aller faire du shopping, elle en avait à l'appel, ça oui. Puis était arrivée Cate. Ca avait été un coup de foudre au premier regard. Elle savait que cette femme pourtant différente d'elle serait celle qui changerait tout. Elle ne pouvait pas expliquer ce qu'elle ressentait, elle se contentait juste de le vivre. Car effectivement, elle était loin de s'être trompée. Les deux femmes s'étaient trouvées, pour ainsi dire. Elles avaient passé leur temps libre à l'hôpital ensemble. Malheureusement, Cate n'était plus là, et l'hôpital paraissait maintenant bien vide. Surtout avec ce qu'elle vivait en ce moment, elle aurait eu besoin d'une épaule sur laquelle se reposer plus que jamais. « Tu m’as fais peur, sur le coup. Je t’ai prise au sérieux. Enfin, dis-toi que l’an prochain, il y a de grandes chances pour que l’on se croise très souvent dans les couloirs et là, tu devras me supporter parce que je ne compte pas te lâcher. » Annie afficha un sourire sincère à son amie, bien qu'elle s'autorisa une petite plaisanterie à nouveau. « Je le regrette à l'avance. » Mais le regard qu'elle lui lançait montrait bien qu'elle pensait tout le contraire de ce qu'elle disait. Annie n'attendait que ça, le retour de Cate dans l'hôpital. Elle pensait à son plaisir personnel tout d'abord, mais cela voudrait aussi dire que la jolie blonde aurait réussi à passer en internat, elle serait sur le chemin de la réussite. « Fais pas attention à leurs remarques. Ils ne savent rien sur nous, rien sur toi. Je sais que les blagues sur les blondes ne sont pas véridiques en ce qui te concerne. » Annie regarda Cate dans les yeux, et sourit avant de baisser la tête. Elle aimait lorsque son amie lui faisait des compliments, et elle aimait un peu trop parfois. Surtout qu'elle ne se trouvait pas à la hauteur de Cate. Elle était la femme parfaite à ses yeux ; belle, intelligente, et avec un fort caractère. Elle avait de quoi être admirée. « Mais ouais, c’est bientôt. D’ici quelques mois, je termine la quatrième année et l’an prochain, je me retrouve, si tout va bien, dans les couloirs de l’hôpital. » Ca, c'était une bonne nouvelle. « Je suis contente alors. Tu sais comme je suis impatiente, ça va être long, mais on y est bientôt. Puis je peux quand même profiter de toi en dehors en attendant. » Après tout, c'était ce qu'elles faisaient maintenant et ce qu'elles n'avaient pas arrêté de faire depuis que Cate avait fini son stage. Elles ne se voyaient pas souvent, mais essayait de prendre de leurs nouvelles un maximum. « Tu dois être impatiente. Tu vas enfin toucher ton rêve du bout des doigts. Je suis fière de toi. » Annie était réellement sincère. Elles continuèrent à parler allègrement, jusqu'à ce qu'Annie se demande à haute voix ce que Cate pouvait bien avoir à faire un soir pareil avec elle. « Je viens de rompre avec ma copine alors tu sais, j’essaie de me changer les idées. Puis, j’avais envie de sortir, ça fait longtemps que je n’ai pas mis un pied dehors. » La nouvelle fit un choc à la jolie blonde, mais elle n'eut pas le temps de répliquer. « Le cinéma, avec toi, c’est beaucoup mieux qu’un appartement éclairé mais vide. » Annie sourit, mais quelque chose la chiffonnait, même si elle pensait bien que Cate ne voulait pas aller plus dans les détails. « Je suis désolée pour ta copine. Mais tu vas vite rebondir, tu es forte. Puis en attendant, tu sais où me trouver si tu as envie de te changer les idées. » Annie lui adressa un clin d'oeil qui se voulait amical, ou peut-être un peu plus ? En fait, maintenant qu'elle savait que Cate était célibataire, ça changeait les choses pour Annie. Elle avait toujours su sa préférence pour les filles, et c'est peut-être une des raisons pour lesquelles elle avait toujours vu Cate comme un peu plus qu'une simple amie. Aujourd'hui, elle ne savait pas ce qu'il en résultait de tout ça. Mais sans aucun doute, Cate ne la voyait sûrement qu'en simple amie, rien de plus. « Et toi, tu t’ennuyais ou bien tu n’avais pas envie de voir ce film toute seule ? » Si elle savait... « Je suis presque sûre que t’as passé l’après-midi devant la télé à chercher quelque chose à faire de ta soirée et comme par enchantement, je suis apparue. » Annie rit à la remarque de son amie, avant de piocher à son tour dans le paquet de pop-corn, rencontrant la main de Cate. Elle leva le regard vers elle quelques secondes avant de retirer sa main et de manger quelques pop-corns. « A vrai dire, je devais manger avec ma soeur, mais elle m'a plantée. J'ai commencé à regarder la télé, mais je voulais vraiment pas être comme une pauvre fille. Tu m'as sauvée d'une soirée en solitaire, tu es mon héroïne. » dit-elle en exagérant sa voix sur la dernière partie de sa phrase. Elle rigolait, bien qu'elle pensait un minimum ce qu'elle disait. « Puis ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vues. Ca me fait du bien. » dit-elle en souriant sincèrement avant de reporter son regard sur l'écran, les bandes-annonces n'ayant toujours pas fini de passer. Elle regarda ensuite autour d'elle, il n'y avait qu'un autre couple avec eux, et ils étaient à l'autre bout de la salle, en train de s'embrasser. « En voilà qui s'amusent. Non mais franchement, profiter de l'impopularité d'un film pour batifoler. » se plaignit-elle en rigolant, tout en se retournant vers Cate. Bien sûr qu'elle rigolait. Et bien sûr aussi qu'elle n'avait pas pensé aux avantages d'une salle vide avec Cate. Cependant, jamais elle ne serait capable d'avouer tout cela à haute voix, encore moins à la principale intéressée...

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i'm a slave unto the mercy of your love
All this feels strange and untrue and I won't waste a minute without you. My bones ache, my skin feels cold, and I'm getting so tired and so old. The anger swells in my guts and I won't feel these slices and cuts. I want so much to open your eyes 'cause I need you to look into mine. Tell me that you'll open your eyes.
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