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 (aphro) i've been beaten loads of time.

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Bhowy S. Harryson
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MessageSujet: (aphro) i've been beaten loads of time.   Sam 18 Fév - 16:49

Citation :
Une fête, dans une cave ? C'est pas à Sacramento -ni à Londres- que j'aurais pu me vanter d'une telle organisation. Me vanter oui, car l'idée était bonne, je ne pouvais le nier. Le bruit courait au travers de chacun des logements de l'immeuble, et les premiers fêtards commençaient à prendre l'ascenseur pour rejoindre les sous-sols. Encore en caleçon, je me bougeais pour aller enfiler des fringues, quoique me ramener en caleçon, ne m'aurait en soit pas franchement dérangé, ni même les minettes qui contribueraient au bon fonctionnement de la soirée, j'ose imaginer, mais enfin. J'enfilais une chemise en jean, parce-que je trouvais ça classe et que ça changeait des chemises complètement laides que l'on pouvait plus facilement apercevoir dans ce monde d'hommes mal fringués et passais un jean noir, histoire que ça ne rende pas too much en superposant des vêtements de la même matière + de la même couleur, enfin en tout cas à mes yeux ça rendait mieux qu'une totale jean bleu. Je me passais un peu d'eau de toilette de mâle viril et portais une main dans mes cheveux, histoire de. Peut-être qu'un tour chez le coiffeur ne me ferait pas de mal, vu la longueur de mon actuelle tignasse. Tant pis, ça n'en était pas plus primordial que les festivités qui allaient prendre place sous mes pieds dans quelques temps. Si même ce n'était pas déjà parti. Je levais le menton, glissant une main le long de mon cou avant de jeter un regard dans le miroir une dernière fois puis enfin de partir. Pas la peine de signifier à mes deux autres glands que je partais, de toutes façons, ils allaient me suivre, c'était inévitable.

Une heure, deux heures...ou peut-être le double, c'étaient passées depuis que j'avais actionné le bouton de l'ascenseur pour glisser jusqu'aux entrailles de la bâtisse. En bas, le sous sol s'était transformé en véritable boîte de nuit, ou presque disons. Quelques néons avaient été disposés ici et là pour donner des lumières rouges, vertes et je ne sais quelles autres couleurs aux lieux. Un prétendu DJ (plutôt un mec chargé de mettre de la musique à vrai dire), que Maxares se faisait un plaisir de huer étant donné que dans un sens il osait lui faire de la concurrence, siégeait dans un coin avec de grosses enceintes et la totale pour au moins faire trembler les murs de l'intégralité du bâtiment. Et les boissons, derrière la pseudo piste de danse, posées sur une longue lignée de table, que nous plébiscitions tous un peu trop. D'ailleurs, pour aller dans ce sens-ci, j'étais déjà légèrement -ou pas que légèrement- attaqué. J'ignorais trop ce que je buvais, chaque fois que l'on me tendait un verre, mais je le buvais sans rechigner. Je suivais la foule, dansais, allais boire, retournais au près de filles que jamais je n'avais vu dans l'immeuble, allais de nouveau boire et ainsi de suite. Cela faisait bien longtemps que j'avais perdu la trace de Maxares ou Siméon, et je ne tentais même pas de les retrouver, à quoi bon ? Avec la meute que tous les habitants plus tous les clandestins (façon de parler, histoire de décrire ceux qui techniquement ne sont pas de l'immeuble) je ne les verrais pas, même s'ils étaient devant mes yeux. Et puis, merde, la musique qui passait était vraiment pourrie, le mec ne devait pas être plus doué qu'un DJ de maison de retraite. Déprimant. Je descendais mon nouveau gobelet d'une traite, en pliais un autre et, finalement, me laissais glisser contre un mur, tombant assis par terre. Je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il était, même de manière approximative je me tromperai certainement. J'aurais bien pu sortir mon téléphone histoire de voir, mais je n'étais même pas sûr de voir ma poche après ça pour le remettre à sa place. Une jambe tendue, l'autre pliée, je laissais ma tête aller en arrière pour rejoindre la froideur du mur des sous sols. Je me contentais d'observer les lumières, tentant de dé-saouler au moins un minimum, ce qui n'était pas franchement gagné, mais enfin...

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Aphrodite G. Reynolds
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MessageSujet: Re: (aphro) i've been beaten loads of time.   Sam 18 Fév - 21:34


Verre dans une main et portable dans l’autre, Aphrodite déambule dans le sous-sol. C’est que ce n’est pas particulièrement facile, de marcher dans ces conditions, ça tangue dangereusement dans sa tête, et autour d’elle, même. Faut dire qu’elle s’est envoyée un bon paquet de verres. Elle pianote un message sur son portable, encore une fois, avec Apölyne comme destinataire. Elle est particulièrement anxieuse, Aphrodite, parce qu’elles devaient se retrouver à la fête, et que ça fait sans doute plusieurs heures qu’elle est ici, et elle ne l’a toujours pas vue. Elle panique facilement dès qu’Apo n’est pas ici. Et à vrai dire, elle commence à paniquer. Et prend un verre supplémentaire pour se calmer. Elle a sans doute dépassé les vingt textos envoyés à son amie pour cette soirée (en plus de cinq messages laissés sur son répondeur) qui restent sans réponse. Néanmoins, avec autant d’alcool dans le sang, si vous voulez, sa vision est légèrement flou et son « bordel mais t’es où, la fête est lamentable sans toi » est devenu un « Vordzl maos ‘es oy la fetz est lzmentable sans toi ». Pas le temps d’appuyer sur « envoyer », il faut qu’elle se fauche la jambe d’un abruti qui n’a visiblement rien trouvé d’autres qu’à attendre on ne sait quoi par terre. Elle tombe, genoux à terre et bras sur une … jambe. Forcément, elle râle, injure et balance des « connard » à toutes les sauces. Pire qu’une loque humaine, elle se traine pour être contre le mur.

Elle lève les yeux, et croit crever sur le coup. Genre, son cœur qui la lâcherait définitivement après quelques mois de retard, quelque chose de ce goût-là. L’ignoble cause ? Bhowy. Elle reste une, peut-être même deux secondes entièrement figée, se mordillant férocement la lèvre inférieure pour se prouver que l’alcool ne lui joue pas de mauvais tours à ce point-là. Et puis, un fin sourire se dessine sur son visage et un éclat rire s’échappe d’entre ses lèvres. Incontrôlable, le rire, un peu nerveux aussi. Surprise ? Pas vraiment, au fond. Apölyne lui avait dit qu’ils étaient dans le coin, y’a quelques temps. Inévitablement, ils devaient se revoir puisqu’apparemment, ces trois merdeux ont choisi le même immeuble qu’elles. Drôle d’idée, vraiment. Non, Aphrodite s’y attendait plus ou moins. Malgré son esprit totalement embrumé, une idée, sans doute bien mauvaise, lui vient en tête. ‘Parait qu’on a toujours de mauvaises idées, à cette heure-là et avec autant d’alcool dans le sang, et qu’il ne faut jamais les suivre. Mais bon. Alors, elle glisse promptement sa main droite contre la nuque de Bhowy, plaque sa gauche sur sa chemise et attire son visage contre le sien. Ses lèvres s’écrasent contre les siennes et sa langue se faufile agilement entre elles. Baiser un peu sauvage, faut dire qu’elle ne lui laisse pas vraiment le choix. C’est si bon, d’abuser de ses lèvres, cette fois. Aphrodite se décolle, finalement, reprend sa place initiale. Plus ou moins satisfaite d’elle-même. On peut dire qu’elle tente d’échanger les rôles, vous savez (sauf qu’elle ne compte pas faire une quelconque déclaration), l’embrasser dans l’espoir de lui foutre un peu le bazar dans sa tête, de lui faire payer son baiser à lui. Et puis, quand bien même que ça foire, que ça ne serve à rien et qu’il reste tout bonnement impassible , elle aura au moins profité de ses lèvres, à lui. Parce qu’elle en crevait d’envie, à Sacramento. Elle ne se serait sans doute jamais permis ce genre d’action là-bas, et aurait qualifié ça d’une « putain de connerie ». C’est qu’elle flippait de devenir en quelques sortes accro. Un truc comme ça. Mais bon. Nouvelle ville. Nouvelle « vie ». Et, bordel, elle ne veut surtout pas retomber dans le même état qu’avant. Non, parce que faut pas croire que ça la faisait rire, sa situation avec lui, bien au contraire. Tiraillée par un sentiment qu’elle ne voulait absolument pas ressentir, c’était plutôt affreux, en fait. Mais, nouvelle vie. Nouvelle situation. Et hors de question de se laisser bouffer, encore une fois. Question de sentiments ou non, cette fois, elle maitrisera. Et puis, s’il peut souffrir un peu, au passage, ce serait une bonne chose. Tant qu’à bien faire les choses, Aphrodite aimerait bien lui rendre la monnaie de sa pièce et lui faire passer, au moins, autant de jours à être mal qu’elle l’était, elle, à Sacramento.

Aphrodite fouille dans ses poches, sort un paquet de cigarette un peu abimé. Elle se colle fourre une cigarette entre les lèvres et l’allume. « T’arrives quand même à me suivre jusqu’à l’autre bout des Etats-Unis comme un foutu clébard. Impressionnant, Bhowy, vraiment. » Avec un léger ricanement acerbe, elle recrache la fumée de cigarette. Quoi qu’en fait, elle n’est pas si malheureuse de le retrouver. Non. C’est drôle, d’ailleurs, elle a beau le maudire, lorsqu’Apölyne a fait son overdose et était à l’hôpital, Aphrodite, elle est resté un long moment à lutter contre l’envie de l’appeler, Bhowy. Elle savait qu’Apö avait son numéro. Et, allez savoir pourquoi, elle crevait d’envie de l’avoir près d’elle, à ce moment. Mais, finalement, elle a fait sans.
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Bhowy S. Harryson
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MessageSujet: Re: (aphro) i've been beaten loads of time.   Sam 18 Fév - 22:10

Citation :
C'est que, à force d'être assis à ne rien faire, la tête calée contre le mur, je commençais très légèrement à m'endormir. Aussi, à oublier le fait que d'autres personnes traînaient dans le coin et que mes longues jambes pourraient éventuellement gêner. Tant pis en même temps, les autres n'avaient qu'à prendre garde à là où ils fourraient leurs pieds, je n'étais pas le seul fautif. Et alors que je m'éteignais doucement, au milieu de cette musique frappante et de ces gens tous plus hilarants à mater les uns que les autres, je fus l'obstacle de trop pour...je ne sais trop qui. En tout cas, cette idiote, à en juger par la tenue ainsi que par la silhouette que je distinguais un peu près maintenant que mes idées étaient retombées à leurs places et que mes yeux s'étaient complètement réouverts, venait de chuter, on ne pouvait pas mieux dire. J'avais envie de rire en fait, entre les deux trois mots qu'elle balançait sans que je n'arrive réellement à la comprendre, mais aussi avec l'image qu'il me restait d'elle en train de s'étaler comme une bouffonne. Parce-que je suis désolé, vraiment, mais pour le coup le mot bouffonne restait celui qui collait le mieux. Enfin, limite à quatre pattes, elle passa dans la même position que moi. Soit en osmose avec le mur des sous sols de l'immeuble. Il se faisait des potes lui ce soir. Et même que l'alcool me faisait penser n'importe quoi. Beh ouais, un mur, ça n'est pas censé avoir des potes. Je sentais les yeux de la maladroite collés sur moi, mais je n'avais encore pas eu la précieuse idée de me tourner vers elle à mon tour. Lorsque je le fis, cependant, j'eus comme un arrière goût gorgé de regret. Non pas que je regrettais quoique ce soit concernant directement cette personne mais plus que je regrettais le fait d'avoir eu le réflexe de me pencher dans sa direction. Le truc, c'est que j'avais clairement l'impression de buguer. La nana, qui se tenait juste à côté de moi là, elle était comme Aphrodite, je veux dire, vraiment hein. Mais y'avait un détail qui ne collait pas du tout avec le reste, avec ce qu'il me restait d'elle tout du moins : ses cheveux. Parce-que, à la limite, que ce soit Aphrodite, pourquoi pas. Il fallait bien que je la vois un jour étant donné que nous avions pris place dans cet appartement qui se trouvait être dans le même immeuble que celui où elle, ainsi qu'Apölyne, avaient atterri. Mais blonde ? Est-ce que j'avais trop consommé ? Est-ce que je rêvais tellement de la voir au point de croire l'avoir face à moi en ce moment même, superposée sur le visage d'une autre abrutie ? Je me frottais les yeux. Premier geste à la con, espérant me réveiller, mais non. J'ouvrais les yeux de nouveau et toujours Aphrodite en version blonde. Impossible. J'avais envie d'en placer une, de lui faire une remarque à la con sur ce foutu détail capillaire, mais je n'en eus pas franchement le temps étant donné qu'elle s'empara de mes lèvres comme une hystérique. Oui ça va, on vient de se retrouver si je puis dire, je viens enfin de comprendre qu'elle était vraiment blonde -quoique je m'empêchais de croire que c'était bien réel- et elle passait déjà sur la case pour laquelle, la première fois, on m'avait complètement blâmé. Sa main sur ma nuque, sa langue qui tanguait avec la mienne. Je me sentais brutalisé, sérieusement. Je m'autorisais presque à penser que j'avais pu lui manquer en fait, même si ça paraissait tellement improbable. Même si elle était décolorée. Puis elle se pousse, retourne près du mur avant de sortir ses barres de nicotine qui ont l'air toujours vivantes malgré la tête que peut avoir le paquet. Triste vie, presque à croire que tout ce qu'Aphrodite côtoie fini tordu. C'était salop ça, je l'avouais. Même si je ne faisais en fait que le penser. De là, je n'avais encore rien su dire, mais clairement, sa couleur de cheveux me laissait perplexe, si ce n'est pire, en réalité. J'étais sur le cul, matériellement et psychologiquement aussi. Elle rit, et balance une phrase que je ne saisi qu'au dernier instant, absorbé par la fumée qui passait au travers de ses lèvres après avoir visité ses poumons. Ils devaient être beaux, ses poumons. Quoique, je n'étais pas vraiment un meilleur exemple qu'elle, pour tout dire. « Je... » Je oui. Je quoi. Pas moyens de m'en souvenir. Je probablement quelque chose. C'est dans ces moments là que l'on se trouve con, quand la phrase se noue mentalement, mais qu'une fois qu'on tente de la sortir de manière orale, plus rien, le néant. Enfin. Je me ressaisis, essaye tout du moins avant qu'elle ne trouve une réplique cassante à me faire déguster, et tente un nouvel essai. « En toute franchise, maintenant que tu es là, genre vraiment, je me sens envahi par le doute. » J'ai jamais vraiment pris cette décision de manière tout à fait positive, venir vivre ici, aussi. Ne pas revoir Aphrodite c'était comme mettre vaguement entre parenthèses ce que je pouvais ressentir quand elle était là. Etant donné qu'en prime je n'étais pas certain de la revoir un jour, véritablement, ça schématisait presque une libération. Fausse, libération. Une libération par la persuasion, par une pseudo-conviction, enfin. « Mais sérieusement, Aphrodite Reynolds, blonde ? T'étais shootée quand t'as fait ça ou quoi ? Franchement, j'aime pas. » Beh, tant qu'à faire hein, autant être honnête et lui donner tout de suite mes impressions. De toutes façons, en étant à moitié raide, ne pas être franc, c'était impossible. Et puis ce blond là, non non non.

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Aphrodite G. Reynolds
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MessageSujet: Re: (aphro) i've been beaten loads of time.   Dim 19 Fév - 18:57


Elle tire une taffe, jette un regard à Bhowy. Et reporte son attention sur sa clope. Encore, et encore. Un peu nerveusement, en fait. Elle est tout le temps nerveuse, depuis qu’elle ne s’enfile plus un seul gramme de cocaïne dans le nez. Et dieu sait que ça lui manque, cette poudre. Elle avait beau se sentir affreusement pitoyable, de se faire un rail dans des toilettes pourris, peu importe. Elle crèverait d'enfer de dénicher un dealer, quelqu'un. Mais elle n'a aucun contact, dans cette ville. Et au fond, ça vaut mieux. Soit, elle rêvasse. Lorsque ses yeux dérivent sur Bhowy encore une fois, elle s’étonne, quand même. Merde alors, aucune réaction. Légèrement déçue, faut avouer. Vous parlez de retrouvailles mémorables. Au fond, il a peut-être réussi à l’oublier, le salaud. Ce qui serait injuste. Terriblement injuste, en fait, parce qu’elle n’y est toujours pas parvenue, même avec les quelques mois passés sans lui. Et s’il l’a oubliée, elle serait clairement en … position de faiblesse, ouais. Hors de question que ça arrive. Plus maintenant. Elle fixe Bhowy. Elle attend une quelconque réaction. Mais rien. L’enfoiré. Elle aurait voulu lui faire un peu plus d'effet que ça. Elle hausse les sourcils, quémande en fait quelque chose. Une insulte ou même une prétendue déclaration. Peu importe, en fait, du moment qu’il y ait quelque chose. Finalement, il ouvre la bouche. Et parvient à sortir un mot. Une syllabe. « Je ? » qu’elle répète. Un ricanement d’Aphrodite en prime. Effet réussi, finalement, elle est apparemment parvenue à le bousculer un minimum. Pas foutu de terminer sa phrase. Tu touches le fond, mon vieux. Aphrodite se penche un peu, rattrape son portable, qu’elle avait temporairement oublié. Visiblement, Bhowy a retrouvé ses facultés et parvient à faire une phrase entière. Congratulation, mon gars. Aphrodite a du mal à se concentrer jusqu’à la fin de sa phrase, à vrai dire. Un peu trop morte pour ça. Et pas non plus l’envie. Elle décroche et reporte son attention sur son portable. Plus facile à capter, vous comprenez. Malgré tout, elle lâche un « ah ouais ? » sans grande conviction. Elle appuie sur « envoyer » et relaisse l’appareil s’échouer au sol. Bhowy semble lui parler de ses cheveux, maintenant. Ses cheveux ? Ah, oui, blonds. Comme Apölyne, en fait. Elle se contente de tirer une nouvelle taffe sur sa clope et lâche un : « Bordel, t'es vraiment un connard. On se retrouve, et tu trouves le moyen de me parler de mes putains de cheveux en premier. » Légèrement déçue. Elle jette un regard à son portable. Bien entendu, aucune réponse. Fait chier. « Je t’emmerde, en fait. Même à Brooklyn, tu restes aussi un... un con, ouais. Et crois-moi, ça ne m’enchante pas non plus d’être une blondasse. » Si elle l’a fait, cette foutue teinture, c’est parce qu’elle n’avait strictement plus rien à perdre. Ou du moins l’impression. Plus de cocaïne, plus de cigarette, plus de sexe, plus d’Apölyne. Plus de repères. Plus d’identité. Plus rien. Le grand vide, le néant. C’est con, mais elle pensait qu’avec une teinture blonde, une minuscule part de son amie serait en elle, et que les jours passeraient plus vites. Ce qui n’a, honnêtement, absolument pas marché. Comme quoi, on arrive à avoir des idées à la con en étant sobre aussi. Soit. Une simple connerie, cette teinture. Et avec cette foutue histoire de fraude fiscale de son père, elle ne peut plus faire corriger cette erreur un par « bon » coiffeur. Et puis, le peu d’argent qu’il lui reste, il passe avant tout dans les clopes. Et l’alcool. On tente de survivre comme on peut sans coke. Nouveau regard rapide sur son portable. Rien. On peut potentiellement dire qu’elle est obsédée. Et ne pas avoir de nouvelles d’Apölyne depuis le début de la soirée la rend folle. D’autant plus depuis sa foutue overdose.
Nouvelle taffe. Elle parcourt du regard les personnes qu’elle peut voir, de là où elle est. Pas d’Apölyne en vue. Blasée, en fait. Tout le temps, depuis qu’elle n’a plus de cocaïne. La vie est plus longue. Trop longue. Et il ne se passe rien, jamais. Fatiguant, à force. Et incroyablement lassant. Soit.
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MessageSujet: Re: (aphro) i've been beaten loads of time.   

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